23/11/2015

2002

La cheville ouvrière des TER

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Frédéric Léonardi a participé en 2002 à la mise en place de la régionalisation ferroviaire. 13 ans plus tard, il se souvient d’une réforme vitale pour la survie du transport ferroviaire régional.
2002

2002 marque un virage très important dans l’histoire du rail. C’est le moment où les Régions se substituent à l’État dans l’organisation des transports ferroviaires régionaux. Cette évolution est autorisée par la loi SRU du 13 décembre 2000, au détour d’un article noyé dans plus de cinquante pages consacrées au renouvellement urbain. C’est pourtant une petite révolution qui s’annonce pour les Régions.

À cette période, je pilotais l’équipe chargée de mettre en place la réforme pour la Région Picardie, avec nos partenaires de l’Association des Régions de France. Ce fut une belle aventure ! Il fallait d’un côté négocier âprement le montant des dotations de l’État – jamais suffisant – et, de l’autre, imposer à la SNCF des engagements précis en termes de ponctualité, de fiabilité et de qualité de service, selon le principe du bonus-malus. Un changement de culture pour la SNCF peu habituée jusqu’alors à prendre en compte avec autant d’acuité les besoins des voyageurs. Ce n’est donc pas étonnant si les premiers comités de ligne que nous avons instaurés en 1998 ont servi de défouloir pour des usagers exaspérés.

Pour redonner au rail ses lettres de noblesse, la Région a injecté plusieurs centaines de millions d’euros dès la fin des années 1990. Des efforts qui ont été poursuivis jusqu’à aujourd’hui. Je me souviens de l’arrivée des cinq premiers autorails ATER (80 places) en mai 2001. Du matériel moderne, plus facile à exploiter, qui détonnait face aux "michelines" rouge et crème à bout de souffle du réseau.

Depuis, on a vu l’arrivée d’une gamme de matériel répondant à des besoins variés : autorails X TER, TER 2N (à deux niveaux), autorails grande capacité AGC, Regiolis, et Regio 2N dans quelques mois. Outre le matériel roulant, il fallait aussi moderniser les gares et les infrastructures, au-delà même des compétences dévolues aux Régions par la loi SRU. Cela ne sert, en effet, à rien de faire circuler du matériel de pointe dans un réseau vieillissant.

La Région a donc choisi de rénover le réseau avant même la réforme de 2002. Certes, les investissements ont été lourds, certains ont pu le reprocher lors du premier bilan de la régionalisation. Mais le jeu en valait la chandelle si on voulait remettre à niveau le réseau ferré régional et ramener la clientèle vers le train ! Si on avait écouté la SNCF et RFF à l’époque, un tiers du réseau régional n’existerait plus aujourd’hui.

 

MOTS-CLES

TER , train , transport

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  • Le 1er décembre 2015 à 01:43, par LAMOTTE Antoine En réponse à : 2002

    Bonjour

    En tant qu’usager et vice président des Associations FNAUT Picardie & HANDIRAIL, Resposable de la commission transports accessibilité de Mennessis, je garde un très bon souvenir de cette période et de la présence de M Léornardi qui a toujours permis de mener des concertations de qualité à l’écoute des usagers et la mise en place une politique de régionnalistion de qualité afin de faire progresser le TER PICARDIE qui est reconnu et à trouver une place importante en France.
    Bien cordialement
    Antoine LAMOTTE

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