Innovation

Stratégie de spécialisation intelligente (S3)

Un nouveau cap donné à la recherche et à l’innovation en Picardie

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La recherche comme vecteur de la croissance ? Le sujet est entendu. Aussi, l’Europe a invité chacune des régions à présenter ses points forts et à maintenir le cap pendant les sept années à venir. La Picardie a bâti sa "Smart specialisation strategy" (S3).
Stratégie de spécialisation intelligente (S3)

S’imposer dans le monde de la recherche

En vrac : 2 millions de brevets par an, 18 000 articles articles scientifiques publiés par jour, 110 000 revues scientifiques ou bien encore 12 millions de chercheurs… Autant de données qui donnent le vertige. Qui donnent aussi l’ampleur de l’enjeu de la recherche dans le monde.

La concurrence est féroce et l’écart de compétitivité constaté entre les États-Unis et l’Union européenne au milieu des années 2000 a poussé à la mise en place d’une nouvelle politique : celle de "la stratégie de la spécialisation intelligente". C’est la naissance de la S3. Tous les territoires y sont invités. La Picardie a une carte à jouer. Et même cinq.

2 spécialisations fortes, 3 domaines en émergence

Ce que veut dorénavant la Commission européenne ? L’affirmation de spécialisations fortes. Que chaque région dans tous les pays européens affiche ses points forts, ce qui la distingue déjà, et non pas les thématiques balbutiantes. À cette condition-là seulement, elle pourra alors bénéficier de soutiens financiers. Au total, une enveloppe européenne de 200 millions d’euros est à allouer sur les sept ans à venir : 2014-2020.

Et la Picardie dans tout ça ? Quels sont ses atouts ? Quels sont ceux qui ont été approuvés et reconnus par l’Europe ? Adoptée en juin 2014, la politique de spécialisation intelligente picarde met en avant 2 domaines, 2 lignes de force. Et la betterave n’est jamais bien loin !

  • La bioéconomie et la bioraffinerie territorialisée

Elles constituent un axe stratégique pour la Picardie depuis les années 1980. La bioraffinerie constitue un ensemble industriel qui vise à transformer les ressources végétales en une diversité de produits (alimentation humaine et animale, produits chimiques, biomolécules, agromatériaux…) et d’énergies (biocarburants, électricité, chaleur) dans une stratégie de développement durable… L’intérêt ? La bioraffinerie est génératrice d’activités et donc créatrice d’emplois non délocalisables sur les territoires ruraux.

Le pôle de compétitivité Industries et Agro-ressources (IAR) est à l’origine d’effets de synergie entre les acteurs de la recherche, du monde économique et de la formation. C’est aussi un formidable pont entre le monde rural et la recherche, avec l’idée de contribuer au développement économique de nos 3 départements, de renforcer l’attractivité des territoires... Déjà, le pôle IAR jouit d’une position dominante, en Europe mais aussi au niveau mondial.

  • La mobilité et l’urbanicité

Il est question d’apporter des réponses aux grands enjeux sociétaux que sont les transports, l’énergie et l’habitat en s’appuyant sur le tissu industriel de la Picardie. Pour accompagner les entreprises dans les mutations technologiques et organisationnelles liées à ces marchés, le pôle de compétitivité à vocation mondiale i-Trans, porté conjointement par la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais, est un interlocuteur et acteur de poids.

Le tableau ne serait pas complet sans les 3 spécialisations dites "en émergence" : chirurgie reconstructrice et santé / technologies ; véhicules intelligents et systémique de la mobilité des voyageurs et marchandises ; innovation sociale.

Picardie Technopole

Dernière idée à retenir pour cette stratégie d’innovation : elle sera développée au plus près des territoires, avec des relais, une animation de l’offre pour soutenir les porteurs de projet. Et une seule bannière, une seule marque : Picardie Technopole.

L’idée est de s’appuyer sur l’identité industrielle de la Picardie. La particularité de notre région est de conjuguer une dominante agricole avec une puissante tradition industrielle. De fait, c’est le secteur de l’industrie qui contribue le plus à la spécificité de l’appareil productif picard : en 2010, les 7 700 établissements régionaux emploient 20 % des salariés contre 15 % en France.

Comme dans les autres régions françaises, l’industrie est le premier secteur exportateur : 76 % des salariés de l’industrie régionale travaillent pour une entreprise impliquée sur les marchés internationaux, c’est-à dire réalisant au moins 10 % de son chiffre d’affaires à l’exportation.

Stratégie de spécialisation intelligente (S3) Picardie
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Le Schéma régional pour l’innovation
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