22/11/2010

Session et Commission permanente du 19 novembre 2010

Ce qu’il faut retenir des débats

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Au programme : semaine de la recherche et de l’innovation, la réussite d’A Capella, l’agriculture, l’environnement, les transports, l’éducation, le sport...

Du 23 au 26 novembre, 4e Semaine de la recherche et de l’innovation, à l’Université de technologie de Compiègne…

L’enseignement supérieur et la recherche ne relèvent pas de la compétence du Conseil régional… La Région Picardie y attache pourtant une importance toute particulière pour 2 raisons fondamentales.

La première est d’élever le niveau de formation des Picards. Permettre à tous les jeunes d’aller le plus loin possible dans leur formation, qu’elle soit générale ou professionnelle, constitue le meilleur investissement à faire, à la fois pour qu’ils puissent être pleinement citoyens, et pour le développement de la région.

Objectif : augmenter de 50 % le nombre d’élèves accédant à l’enseignement supérieur.

La seconde est liée à l’évolution économique et sociale. L’enseignement supérieur et la recherche constituent l’une des clés de « l’économie de la connaissance ». C’est dans les universités et laboratoires picards que s’inventent les objets et approches du futur. C’est un des leviers majeurs de « matière grise ajoutée » nécessaire au développement économique.

Une région comme la Picardie ne peut évidemment couvrir tous les champs. De longue date, le Conseil régional a su, avec les établissements d’enseignement supérieur, dégager des priorités communes, partager des axes mobilisateurs de recherche, trouver le bon équilibre entre la nécessaire autonomie de la recherche et l’indispensable mobilisation des moyens au service de l’emploi et du bien-être collectif.

Le Conseil régional s’efforce, par ailleurs, de lever les barrières sociales d’accès à l’université par un accompagnement social des étudiants les plus fragiles, par le logement étudiant, mais aussi par un financement des infrastructures universitaires. La Région finance la construction de locaux d’enseignement ; elle est même maître d’ouvrage de certains laboratoires ou plates-formes techniques.

En outre, elle aide les jeunes chercheurs, par l’ouverture d’un nombre important de bourses de recherche. Pour valoriser ce socle universitaire, une chaîne d’outils techniques et financiers a été mise en place, allant de la maturation de projets au tour de table bancaire…

Pour cette Commission permanente

■ Allocations doctorats et post-doctorats : 25 allocations, pour un montant de 922 568 €, dans les domaines des Agro-ressources, de Procédés propres et sûrs, de la Santé, des Transports… Ces allocations appuient des projets de recherche, bien sûr, Cademse (résistance des caténaires aux températures extrêmes), Archi C4 (maïs et miscanthus en chimie verte), par exemple.

■ Accueil de chercheurs de haut niveau : 320 000 € (fonctionnement et investissement en matériel de labo) pour le laboratoire de Biochimie de l’UPJV.

Quelques exemples de projets de recherche ou de transfert de technologie soutenus

BIOPOM - 158 407 €
Ce projet vise à développer de nouvelles valorisations des coproduits agro-industriels et de nouvelles applications non alimentaires pour la filière pomme de terre. Porté par le Comité Nord, BIOPOM fédère des unités de recherche de l’UPJV (EA3900-BioPI, UMR6219-LG) et associe également des partenaires industriels spécialisés dans l’industrie de la pomme de terre (Sitpa-Nestlé, Lunor, Touquet Savour, Bayard, Expandis). Objectif : valoriser l’ensemble des coproduits issus des industries de la pomme de terre. En effet, actuellement, la principale valorisation des coproduits cuits ou crus est apportée par l’alimentation animale. Il existe quelques projets de valorisation par voie fermentaire, mais aucun ne propose une démarche intégrative de type bio-raffinerie.
Perspectives de développement :
• formulations phytopharmaceutiques : biopesticides à usage agricole (insecticides, nématicides, fongicides, bactéricides), produits de protection (du bois, des conteneurs, de fluides industriels…),
• désinfectants (hygiène humaine et vétérinaire, eaux de boisson…)
• produits antiparasitaires (rodenticides, insecticides ménagers, répulsifs…),
• autres produits (protection des aliments, fluides d’embaumement, lutte contre des vertébrés…).

C2T (Centre de transfert de technologie) Picardie Maritime - 60 000 €
Le C2T est implanté à Friville-Escarbotin depuis le début des années 1980. Interface entre la recherche publique et les entreprises, ce centre de transfert de technologie a pour but de faire progresser le niveau technologique des PME-PMI, en s’appuyant notamment sur les compétences disponibles dans les établissements publics de recherche ou d’enseignement dans leur environnement.
Le C2T Picardie Maritime a pour activité principale de répondre à la demande des entreprises en leur fournissant des prestations technologiques dans le domaine de la métrologie.
Il assure en plus de sa mission principale deux missions complémentaires :
• Mission d’appui technologique : actions de type service public telles que information, sensibilisation, actions simples d’assistance technique, qui ne peuvent être rentables et nécessitent un soutien fort en fonctionnement de la part de la Région et de l’Etat.
• Mission de transfert de technologie : articulée sur les besoins du bassin d’emploi du Vimeu, composé de PME-PMI dont la concentration des métiers tourne autour de la robinetterie, de la serrurerie et de la sous-traitance.
38 entreprises ont été « visitées » en 2009 par la structure : 28 en Picardie dont 21 dans le Vimeu et 10 hors Picardie.

L’Observatoire de recherche en environnement « agro-écosystemes, cycles biogéochimiques et biodiversité » (ORE ACBB) a été mis en place par l’INRA.

Objectif : étudier l’impact des pratiques culturales sur la dynamique du carbone et de l’azote dans les sols, et ses conséquences sur la qualité de l’eau, la qualité de l’air et la biodiversité. Il est constitué de trois sites, qui simulent des systèmes agricoles différents. Les deux premiers sites sont orientés sur les systèmes prairiaux (Theix-Clermont) et les systèmes fourragers (Lusignan-Poitiers). Le site d’Estrées-Mons complète « l’échantillon » : il étudie plus spécifiquement les systèmes de grande culture produisant des plantes à usage alimentaire et non alimentaire.
L’ORE ACBB est porté par l’Unité INRA Agro-Impact « Agrosystèmes et Impacts environnementaux Carbone-Azote » basé à Laon et Estrées-Mons. C’est un pôle ouvert à l’ensemble de la communauté scientifique nationale et internationale.

75 000 € pour accompagner l’acquisition d’équipements : un préleveur « humax » monté sur chenillette, qui permet d’extraire des échantillons du sol non perturbés, en quantité suffisante à différentes profondeurs ; un congélateur basse température permettant de conserver des échantillons à –80°, afin d’éviter toute évolution des échantillons ; un broyeur pour préparer l’ensemble des échantillons de sols sur le site ; un pHmètre/conductivimètre pour conduire les mesures nécessaires en routine pour l’étude de la dynamique de la biodégradation de la matière organique.

Mais aussi

■ Dépose de brevets et prototypage de valvules auriculo-ventriculaires (innovation en chirurgie cardiaque) : 47 000 €.

A Capella, une réussite qui laisse sans voix !

Réussite économique et réussite sociale pour A Capella…

A Capella, société ouvrière et participative, créée fin 2001 à Amiens autour de 5 personnes, compte aujourd’hui 70 salariés, dont 65 à Amiens.
Le métier d’A Capella ? Gérer à distance la relation client (appels téléphoniques, messageries électroniques). Deux plateaux téléphoniques sont organisés en une seule et même plate-forme virtuelle.
La spécificité d’A Capella ? Privilégier le « sociétariat des salariés » : ils sont 23 aujourd’hui à être associés au capital et aux décisions, à voix égales ! En outre, il n’y a pas de temps partiel (imposé !), plus de 80 % des salariés sont en CDI, et le turn over est très faible.

Le marché des prestations de centre d’appels est concurrentiel et volatile. A Capella se positionne sur des prestations à forte valeur ajoutée, et ses salariés sont hautement qualifiés. Le Label Responsabilité sociale, acquis en décembre 2009, a ouvert à l’entreprise les portes des services achats responsables des grandes entreprises. Les principaux clients d’A Capella sont des entreprises de l’économie sociale et solidaire ; ils représentent 90 % de son chiffre d’affaires.

Les affaires sont reconduites d’année en année à plus de 80 % : une vraie fidélisation !

La politique sociale et commerciale d’A Capella, c’est investir sur le capital humain, associer les télés conseillers aux décisions et faciliter l’accès aux formations.

Preuve que l’on peut concilier le social et l’économique au sein d’une entreprise, et que l’investissement dans le capital humain est un atout de performance économique !

La Région accompagne A Capella dans son nouveau projet de développement

A Capella a multiplié son chiffre d’affaires par trois, entre 2006 et 2009 ; elle doit embaucher 30 salariés supplémentaires et trouver des locaux plus spacieux !

Amiens Métropole propose à la société des locaux sur le site d’Amiens 2 : 1 300 m² de surface, pour accueillir jusque 110 salariés, si l’activité le nécessite. Amiens 2 est idéalement situé en centre ville, tout près de la gare d’Amiens

Les prévisions de croissance de l’activité sont de 20 % par an, et A Capella vise, bien entendu, la conquête de nouveaux marchés.

100 000 € d’avance remboursable, à taux 0, et sur 6 ans, sur un coût total de 450 000 € (nouveaux locaux, rééquipement informatique…)

A noter que les salariés associés de la SCOP ont validé ce projet et ont décidé de capitaliser pour y contribuer. Ils apporteront 30 000 € en capital.

L’agriculture, riche de ses diversités

« Dans une région comme la Picardie où l’agriculture est riche, des hommes et des femmes peuvent cependant rencontrer des difficultés dans leurs exploitations. Il ne s’agit pas seulement des plus âgés ou de ceux qui cultivent les terres les plus ingrates. De nombreuses situations sont fragiles et il faut alors peu de choses pour basculer dans l’engrenage des difficultés. »

Constat de Solidarités Paysans Picardie, association d’agriculteurs bénévoles, qui a pour objectif « d’accompagner et défendre les familles d’agriculteur, à préserver l’emploi agricole et les exploitations … par son action, Solidarité Paysans Picardie contribue à la lutte contre l’exclusion en milieu rural et au maintien des territoires ruraux vivants. »

Pour les marchés agricoles, notamment dans les filières d’élevage, la crise hélas perdure… Solidarité Paysans Picardie propose un accompagnement spécifique des agriculteurs en difficulté : gestion de crise, de dettes, accompagnement social et administratif…. L’association peut également assurer un suivi individualisé de 3 ans aux agriculteurs qui sont sortis de la crise proprement dite. Elle propose, enfin, des formations qui répondent aux attentes des agriculteurs à l’issue de la résolution de leurs difficultés.

En 2009, les animateurs de la structure ont accompagné 95 exploitations :

  • 17 nouvelles exploitations,
  • 5 exploitations accompagnées sur un volet social,
  • 20 exploitations accompagnées sur un volet administratif,
  • 15 exploitations accompagnées en gestion de conflits,
  • 11 exploitants accompagnés à la reconversion,
  • 66 exploitations dans le cadre du suivi sur 3 ans.

100 000 € pour l’accompagnement en gestion de crise, l’accompagnement vers le redressement et la prévention des difficultés

Depuis quelques années, la culture et l’élevage bio se développent, et le marché est en croissante constante. Qui dit élevage bio, dit alimentation bio du cheptel.
La société Cap Bio Nord (Céréales Aliments Productions BIOlogiques), située à Doullens, a été créée en mars 2010, par quatre partenaires :

  • Nutricia : négoce d’aliments,
  • Moulins Dedobbeleer : fabricants d’aliments biologiques,
  • Œufs Nord Europe : conditionnement d’œufs alternatifs,
  • Sanovivo : nutritionniste.

Cap Bio Nord souhaite faire évoluer le secteur bio au Nord-Ouest de la France, en créant un outil moderne de fabrication d’aliments bio.
Elle assurera la fabrication d’aliments biologiques à destination des élevages de volailles, porcs, bovins, ovins, caprins, chevaux et lapins. 62 000 € pour, dans un premier temps, démarrer l’activité alimentation bio de la filière œufs, puis, dans un second temps, développer d’autres gammes de produits en fonction des besoins des autres filières, bovine et porcine notamment. Cap Bio Nord envisage l’embauche de 3 salariés en CDI dans les 5 ans à venir.

La Boulangeoise, entreprise familiale créée il y a plus de 30 ans dans l’Oise est spécialisée dans la production de pains et viennoiseries bio. La production est passée de 400 kg de pains par semaine en 1989 à 1,5 tonne en 2009 : les pains Bio : pains au levain, petits pains et baguettes, pains Demeter, croissants, pains au chocolat, pains au lait, brioches.
L’entreprise livre ses produits sur une centaine de points de vente en Picardie, Ile-de-France et des départements limitrophes (27, 21 et 45).
Le reste du chiffre d’affaires est réalisé avec quelques collectivités (lycées de l’Oise proches du site de production). La société envisage une forte progression sur ce segment, notamment en raison des nouvelles pratiques et de la réglementation liée à la restauration collective qui sera amenée à proposer à sa clientèle 20 % de produits BIO d’ici 2012.
48 000 €, pour la construction d’un nouveau bâtiment et la modernisation de l’outil de production. Création de 8 emplois d’ici 5 ans.

Environnement, mais pas que…

La Région œuvre à la préservation du patrimoine naturel picard. Préserver les territoires, certes, mais il faut que les Picardes et les Picards aient aussi la possibilité de vivre et travailler dans les territoires ! Un exemple, pour cette commission permanente : la Baie de Somme, territoire que la Région contribue à préserver, où elle agit pour la préservation de l’emploi et des activités !

Soutien à l’amélioration de la gestion de sites naturels de la côte picarde et inventaire qualitatif de mares en plaine maritime picarde
Le Syndicat mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard gère plus de 5 000 hectares de zones humides. Il assure la gestion de la Réserve naturelle de la Baie de Somme et l’animation de la mesure agro-environnementale « prairies et zone Natura 2000 de la plaine maritime picarde ».
Il est « animateur Natura 2000 » des sites « estuaires et littoral picards »...
Il faut rappeler qu’un projet de Parc Naturel Régional est à l’étude, et que la veille sur le territoire du Marquenterre, et sa préservation, sont incontournables !

Objectifs du Syndicat Mixte : caractériser le réseau de mares de la plaine maritime picarde, poursuivre la gestion de deux sites, les dunes du Royon, propriété du Conservatoire du littoral entre Quend et Fort-Mahon-Plage, et le marais de Larronville, sur la commune de Rue, et développer les suivis hydrologiques et faune/flore de l’ensemble des zones humides gérées par le Syndicat.

20 personnes sont employées par le Syndicat Mixte pour la gestion de ces espaces naturels fragiles !
La Région finance 12 416 euros, en partenariat avec l’Agence de l’eau Artois Picardie et le Département de la Somme.

Le centre conchylicole du Crotoy
Inauguré en octobre dernier, le centre conchylicole est un outil qui favorise l’exploitation durable des produits de la mer en Baie de somme. Ce centre de conditionnement de coquillages, moules et coques, assure leur commercialisation dans les meilleures conditions.
Les 14 mytiliculteurs (représentés par le GIE "Produit de la mer Baie de Somme") sont maîtres d’ouvrage des ateliers proprement dits, permettant la purification et le conditionnement des moules de bouchots de la Baie de Somme.
Le Conseil régional a participé au financement des parties collectives du centre conchylicole (584 millions d’€).

Ce montant ne comprenait pas certaines dépenses, telles que les parkings et l’intégration paysagère de l’ensemble du centre, indispensables à la fois au bon fonctionnement du centre et à sa bonne intégration dans le site (plantations, restauration du cordon dunaire sur l’emprise des traversées des canalisations d’aspiration de l’eau de mer et de rejet).

Le coût total de ces investissements complémentaires est estimé à 250 000 € HT qui seront financés par le Département et par la Région !
112 500

Transport… Rail, route, canal…

Les élus régionaux donnent leur avis sur l’avant-projet de Schéma national des infrastructures de transport (SNIT) !

L’Etat a rendu public, mi-juillet 2010, son avant-projet de Schéma national des infrastructures de transport (SNIT). Il porte sur les questions d’entretien, d’exploitation, de modernisation ou de développement des infrastructures de l’Etat, ainsi que sur les grands projets d’infrastructures dont la réalisation à 20-30 ans apparaît souhaitable. L’Etat souhaite arrêter son schéma avant fin 2010. Force est de constater l’absence de concertation avec le niveau régional dans l’élaboration de ce schéma. Alors que la définition et la mise en œuvre de la politique globale des transports doivent être assurées conjointement par l’Etat et les collectivités territoriales concernées, comme le prévoit la loi d’orientation des transports intérieurs (LOTI). La Région n’a été sollicitée que le 18 octobre, en fin de procédure donc, ce qui limitera forcément la prise en compte de ses observations.
Les principaux projets, identifiés dans l’avant-projet de SNIT et qui font l’objet d’observations dans l’avis régional, sont les suivants :

  • Liaison ferroviaire Roissy-Picardie

Le débat public organisé autour de l’opportunité de cet aménagement a mis en avant les fortes attentes de l’ensemble des acteurs quant à la réalisation de cette liaison, qui doit permettre à court terme de diffuser l’effet TGV sur l’ensemble de la Picardie. A l’échelle du réseau national, ce projet aura également un impact bénéfique sur la gestion du réseau en libérant de la capacité sur la Ligne à Grande Vitesse Nord. Cette liaison, aménagement majeur pour la Picardie, est bien identifiée comme un « projet à engager avant 2020 ».

  • Ligne TGV nouvelle Paris-Calais

Au-delà de 2020, le SNIT propose, comme alternative à une nouvelle ligne TGV Paris-Amiens-Londres, une liaison partant de Rouen et longeant la côte picarde en direction de Calais. Le tracé de cette variante propose un allongement notable de la relation Paris-Londres alors que l’objectif premier consistait justement à réduire le temps de parcours. Aussi, il apparaît opportun de rappeler l’attachement de la Picardie au fuseau initial desservant la capitale régionale (ce souhait, porté par différentes collectivités picardes, avait permis de rattacher le projet de LGV Paris-Amiens-Londres au Grenelle).

  • Aménagement du réseau routier

Parmi les principaux projets de développement du réseau routier, dont la réalisation est souhaitée à 20-30 ans, aucun n’est identifié en Picardie. Il est regrettable que les opérations affichées en région par l’Etat ne soient pas valorisées dans le SNIT d’autant plus qu’elles répondent à des attentes fortes des territoires traversés. Aussi, la nécessité d’aménager les routes nationales RN2, RN31 et RN25 devrait figurer dans le projet final.

  • Canal Seine Nord Europe

Il s’agit d’un des projets-phares du Grenelle, et il est logiquement repris dans le SNIT. L’accompagnement de ce projet fait actuellement l’objet de négociations entre l’Etat et les collectivités concernées. Néanmoins il appartient à l’Etat, qui a la responsabilité de l’ouvrage, d’en assurer le bouclage financier. Il devra aussi proposer une structure de gouvernance et un modèle de financement des plates-formes multimodales tenant compte des intérêts légitimes des collectivités traversées, et permettant le développement de l’industrie picarde. A noter que des interrogations subsistent sur l’impact de ce projet sur la ressource en eau dans les zones qu’il traversera, comme a pu s’en faire l’écho le CESER Picardie.

  • Un désengagement préoccupant de l’Etat dans le service ferroviaire de proximité

. Maintenance et renouvellement du réseau ferroviaire secondaire
Le SNIT précise le cadre qui sera privilégié pour poursuivre la rénovation du réseau ferroviaire. La Région souhaite être associée à ces réflexions. Concernant l’accompagnement financier des futurs travaux sur le territoire picard, il faut sortir du mécanisme actuel où les Régions paient deux fois, pour prendre en charge une partie du montant des travaux, puis sous forme de redevance à RFF.

. Mise en accessibilité des gares
En France, l’Etat propose de mettre en accessibilité les 250 plus grandes gares bénéficiant d’une desserte nationale. Ces investissements pourraient faire l’objet d’un cofinancement Etat, RFF, SNCF et collectivités territoriales. Les gares à vocation spécifiquement régionale ne sont pas prises en compte dans ce programme. Dans ce contexte, la création récente de la nouvelle entité « gares et connexion » doit rapidement s’accompagner d’une clarification des articulations financières et contractuelles entre l’Etat et les Régions.

. Cadencement de l’offre de service de transport ferroviaire
La généralisation du cadencement sur le réseau ferré national est prévue à l’horizon 2012. C’est une démarche lancée à l’initiative de l’Etat, motivée par l’impact du TGV sur l’organisation générale des dessertes ferroviaires. Les Régions se trouvent de fait impliquées dans l’élaboration d’un nouveau service pour les TER. Les premières indications concernant le coût et l’évolution du service rendu aux usagers du train sont inquiétantes.

Autoroute ferroviaire Atlantique Eco-Fret (Hendaye–Bordeaux–Tours–Paris–Lille)
Ce projet pourrait délester une partie du trafic supporté par les différents itinéraires routiers orientés nord-sud en Picardie. Il conviendra toutefois d’être vigilant sur la possibilité de se connecter à cette liaison et sur sa mise en œuvre qui nécessitera des travaux de mise à gabarit sur certaines sections afin de permettre notamment le passage de trains longs. En effet, ces travaux devront être menés en cohérence avec ceux entrepris localement pour moderniser l’infrastructure, pour permettre aux TGV provenant de la liaison Roissy – Creil de poursuivre leur parcours jusqu’à Amiens ou encore pour rendre accessibles certaines gares.

Electrification d’Amiens–Laon–Châlons-en-Champagne–Culmont-Chalindrey
L’électrification de cet itinéraire s’inscrit dans le cadre de la réalisation de la grande rocade ferroviaire de contournement fret de l’Ile-de-France. En réussissant à se connecter à cet itinéraire, la Picardie pourrait bénéficier d’une ouverture privilégiée vers les échanges maritimes internationaux via l’accès ferroviaire au Havre. Cette connexion reste toutefois à définir en lien avec d’autres projets structurants pour le transport de marchandises : canal Seine Nord Europe, autoroute ferroviaire Atlantique Eco-fret ou encore alternative ferrée à l’artère nord-est via Abbeville – Amiens – Tergnier et Reims. Telle est une des problématiques soulevées dans le SRADDT Picardie et qui vise à créer « un nœud d’échange multimodal organisé pour renforcer la place de la région au sein du nord-ouest européen ». La Région pourrait se positionner favorablement pour ce projet, dans la continuité des travaux menés à l’échelle du grand bassin parisien pour la réalisation du maillon ouest du réseau transeuropéen de transport. Mais il conviendrait que l’Etat, sur la base du SNIT, revendique également l’inscription de ce maillon auprès de la Commission Européenne.

Électrification d’Amiens–Rang-du-Fliers
L’électrification de cet axe n’est pas mentionnée, alors qu’elle pourrait légitimement trouver sa place dans l’action de modernisation des lignes ferroviaires inscrite dans le SNIT (programme d’études d’électrification complémentaire portant sur environ 750 km de voies). L’électrification d’Amiens – Rang-du-Fliers, dont les études sont poursuivies dans l’actuel Contrat Etat-Région, pourrait conforter la vocation d’un itinéraire fret, en provenance de Calais et du tunnel sous la Manche, dans la continuité des aménagements réalisés en Nord Pas-de-Calais. Par ailleurs, elle aurait pour autre fonction de permettre de prolonger jusqu’à Abbeville des TGV venant de Roissy – Creil – Amiens grâce à la création du projet Roissy – Picardie.

Éducation tous azimuts

Réussir, c’est étudier dans les meilleures conditions, dans des lycées ou des centres de formation agréables et bien conçus, avec des internats qui deviennent de véritables espaces de vie. Réussir, c’est également s’ouvrir au monde…

L’assistance à domicile des lycéens malades ou accidentés…
… concerne tout élève dont la scolarité est interrompue momentanément pour raison médicale (maladie, accident...) et pour une période supérieure à deux semaines.
Ce service est gratuit pour la famille. Les enseignants interviennent au domicile de l’élève jusqu’à son retour en classe et procèdent ensuite à une évaluation.
Des associations dans les 3 départements ont pu prendre en charge 47 lycéens pour un total de 997 heures de cours à domicile. Cette assistance vient en complément de la mise à disposition des élèves malades d’un ordinateur portable et de ressources éducatives et pédagogiques.

La Région a développé des partenariats avec l’association ADEPEP60 et avec l’APAJH 80 pour assurer le fonctionnement des Service d’assistance pédagogique à domicile.
Pour poursuivre l’opération, 10 000 euros par département.
30 000 euros


Carnets de correspondance des Lycées de Picardie

Près de 80 000 carnets de correspondance ont été réalisés par la Région pour les lycéens picards.
Le carnet de correspondance n’est pas seulement le petit livret sur lequel sont inscrits retards ou incartades… Il contient également des informations pratiques : tout sur la carte Picardie Cursus, sur le site d’aide à l’orientation Planète métiers Picardie et sur les établissements d’enseignement supérieur de Picardie ; des indications sur les transports ; des renseignements sur la santé et la prévention, avec les numéros verts à appeler en toute confidentialité.
Mais aussi des informations sur le Picardie Mouv, sur la Web TV Picardie, sur le portail jeunes…
130 000 euros


Les étudiants partent à l’étranger avec l’aide de la Région

Cette aide est accessible aux étudiants qui préparent, en Picardie, un diplôme de niveau 2 et de niveau 3 en formation initiale, qui ont un stage à effectuer dans le cadre de leur formation, et qui souhaitent le réaliser à l’étranger !
Le 8 novembre dernier, la Région a réuni les étudiants picards sur le point de partir à l’étranger : Australie, Canada, Royaume Uni, Espagne... La Picardie est représentée partout dans le monde…
Pour cette commission permanente, 80 000 euros, en plus des 400 000 euros initialement prévus.

L’équipement de travail des agents territoriaux et des Equipes Mobiles d’Assistance Technique au titre de l’année 2010

Cette aide à l’équipement permet de doter les agents des lycées et les EMAT de matériel adapté à l’exercice de leurs missions : auto laveuses, tondeuses, chariots ménage...

Équipement des agents territoriaux (39 067 euros) et des EMAT (13 876 euros) répartis, à titre d’exemple :

  • Lycée Pierre Méchain à Laon (3 551 euros)
  • Lycée Paul Langevin (1 503 euros)
  • l’EMAT travaux à la Cité scolaire Delambre/Montaigne à Amiens (4 565 euros)... Au total 52 943.70 euros


Le premier équipement

Pour une meilleure capacité d’accueil de certains EPLE (Établissement public local d’enseignement) et EPLEA (Établissement public local d’enseignement agricole), la Région Picardie finance des travaux d’extension, de réhabilitation, de construction ou de restructuration de locaux : acquisition de mobiliers scolaire et technique, équipements pour le CDI, l’espace de restauration, ou l’internat :

  • Lycée Edouard Branly à Amiens 724 843,19 euros
  • Lycée Paul Claudel à Laon 153 227,95 euros
  • Lycée Thuillier à Amiens 97 878,28 euros
  • Lycée Pierre Méchain à Laon 712 029,71 euros
  • Lycée Marie Curie à Nogent sur Oise 79 244,76 euros
  • L’EREA de Crèvecœur-le-Grand 15 945,07 euros

Au total 3 096 234,84 euros

Du sport, toujours du sport

Depuis 2004, la Région Picardie s’est impliquée de façon croissante dans le domaine du sport, augmentant, par exemple, son budget de subventions aux clubs de 175 % en 6 ans ! Il fallait bien cela pour rattraper le retard pris dans ce domaine ! 3 millions d’€ seront consacrés à l’aide aux clubs picards et aux manifestations sportives pour la saison 2010-2011.
Mais les interventions régionales en matière de sport vont bien au-delà des subventions aux clubs sportifs…

  • Les emplois solidaires dans le domaine sportif, plus de 7 millions d’€,
  • l’aide aux charges sportives de fonctionnement et la Carte Cursus, 1 224 000 €,
  • la prise en charge des Brevets d’Etat (BPJEEPS, BAPAAT), 1 183 500 €,
  • les prestations de marché et chartes de partenariat, 619 600 €,
  • les actions de prévention santé et d’éducation à la santé propres au domaine sportif, 51 537 €,
  • la lutte contre les discriminations, 7 000 €,
  • l’aide au sport dans le cadre de la politique d’Appui aux Pays de Picardie, près de 5 213 000 €. Soit, au total, plus de 23 millions d’€.

149 projets sportifs ont été aidés depuis 2006 :

  • 13 stades et pistes d’athlétisme pour 2 021 768 €,
  • 26 terrains et stades de football (gazon et synthétique) pour 1 891 914 €,
  • 33 gymnases et halles de sport (hors DPI) pour 4 708 786 €,
  • 15 réfections, constructions ou couvertures de tennis pour 346 404 €.

49 dossiers sont en cours d’instruction pour plus de 37 M € sur la période 2010-2013.

Aujourd’hui, dans un contexte financier difficile pour les collectivités locales, avec des recettes largement amputées et des marges de manœuvre quasi nulles, le Conseil régional de Picardie a dû se questionner sur ses priorités d’intervention. Objectif : répondre à la double exigence de la diminution de l’enveloppe budgétaire, et maintenir le service public !

La politique régionale pour le sport 2011-2014 maintiendra l’effort régional au profit de l’épanouissement de la jeunesse picarde et du développement de la pratique pour le plus grand nombre, sans oublier de mener une réflexion partagée sur le développement durable du sport dans notre région.

Cette politique passe également par le maintien des engagements sur le développement des équipements sportifs structurants tels les dojos, les maisons départementales et régionales des sports, et de futurs équipements aquatiques, en partenariat avec les départements. Pour mémoire, les trois derniers centres aquatiques récemment inaugurés par la Région à Clermont, Saint-Quentin et Crépy-en-Valois ont été financés à hauteur de plus de 10 millions d’€ !.

Un domaine d’intervention est en recul : il s’agit du sport de haut niveau. Dans une situation de forte contrainte budgétaire la Région a décidé de maintenir ses efforts pour le développement du sport pour tous, ce qui a conduit à baisser les aides aux clubs de haut niveau pour la saison 2010-2011. Malgré cette baisse, le soutien aux clubs (subventions et emplois solidaires) est supérieur de plus de 60 % à ce qu’il était en 2004.

Pour cette session, près de 1 205 000 € pour les clubs sportifs

■ Manifestations sportives de niveau national ou international
Tournoi national de boxe anglaise à Amiens, Cross national d’Amiens Métropole, Challenge européen d’escrime à Beauvais, Cyclo cross international à Saint-Quentin, Enduro national du Val de Noye, Boxe anglaise, rencontre internationale France/USA élite, à Abbeville… 14 400 €.

■ Volley à Amiens-Métropole, Beauvais, Longueau et Saint-Quentin, Handball à Abbeville, à Chambly, Hockey à Amiens, Basket à Saint-Quentin, Tennis de table du Saint-Quentinois, de l’Abbevillois, Football à Chambly-Thelle, à Amiens, à Compiègne, à Roye, à Noyon, à Beauvais, Escrime à Beauvais, Hockey sur gazon à Amiens, Athlétisme à Amiens, à Beauvais, Triathlon à Beauvais, Lutte à Belleu, Natation à Senlis, Roller Skate à Amiens, Rugby à Beauvais, à Compiègne, Tennis à Amiens…

■ Aide aux clubs amateurs (Chambly Bad, Baseball compiégnois, Billard Soissons, Rétro albertin, club d’Haltérophilie milonais et de Saleux, Bouc Volley, Judo Oise, tennis club de La Morlaye, Amiens Tennis de table, Ping Pong Villers-Bretonneux, Tir de Rollot er de Creil, Amiens-Montières-Etouvie Football féminin…).
1 082 000 €

■ Aide aux ligues régionales de Lutte, de Handball, de Motocyclisme, de Roller Skate,… aide au sport universitaire, à l’UNSS.
108 500 €

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