23/11/2010

Semaine de la recherche et de l’innovation

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Depuis 2007, cette manifestation regroupe tous les ans plusieurs centaines de chercheurs issus des universités, écoles et centres de recherche publics et privés. Ils se réunissent pour présenter leurs travaux, échanger, s’enrichir de nouvelles idées et confronter leurs résultats à l’avis d’experts venus d’autres régions pour auditer les projets et conseiller les équipes.

L’Université de Picardie Jules Verne avait accueilli la manifestation en 2009 avec près de 800 participants. La session 2010 aura lieu à l’Université de technologie de Compiègne, pionnière en matière de valorisation de la recherche depuis sa création en 1972.

Ce n’est donc pas un hasard si cette année, un focus sera fait sur les processus de maturation et de valorisation des projets de recherche : comment passer d’une idée, d’un concept et de travaux de recherche parfois longs et difficiles à leur valorisation ?

Ce vrai parcours du combattant ne décourage cependant pas les nombreuses initiatives qui illustreront pendant cette semaine l’esprit d’innovation qui règne dans les centres de recherche picards et les passions qui animent les chercheurs.
Certains choisiront de mettre au point un prototype pour convaincre les industriels de développer une nouvelle ligne de produits avec eux. Nombre d’entre eux viseront un partenariat au niveau national ou européen qui leur permettra de décrocher des programmes leur assurant une notoriété et une visibilité internationale.
D’autres s’attacheront à monter un projet collaboratif associant des laboratoires académiques, des centres techniques et des industriels en protégeant les résultats par des clauses définissant précisément la propriété intellectuelle de chacun des partenaires.
Enfin, les plus téméraires se jetteront dans l’aventure en créant leur propre start-up.

Ainsi, dans la matinée du 23 novembre, une palette de conférences abordera des innovations issues de recherches universitaires, mais aussi les processus qui permettent de convaincre les décideurs de la faisabilité technique ou économique d’un projet : création de start-up, valorisation de la recherche par la protection des savoirs (brevets), mise en lumière de projets de partenariats public-privé issus des pôles de compétitivité régionaux...

De nouveaux outils pour accompagner l’innovation

L’après-midi du 23 novembre permettra de découvrir les outils qui accompagnent l’innovation.

Visite du Centre d’innovation de Compiègne. Il offre un support de travail dédié aux étudiants, chercheurs, enseignants-chercheurs faisant appel à de nouvelles façons de penser, d’enseigner et de concevoir au contact des industriels. Illustration de cette nouvelle démarche : une formidable table tactile inventée à l’UTC, capable d’enregistrer simultanément les gestes de 8 personnes regroupées autour d’une tâche collaborative ! Qu’il s’agisse d’un groupe de chercheurs travaillant par exemple sur la conception d’une bioraffinerie végétale, d’un bureau d’études assemblant les pièces d’un objet complexe, d’un groupe d’architectes ou encore d’un groupe d’étudiants concevant un nouveau jeu électronique, cet outil stimule les interactions et les innovations collectives, et permet un saut technologique pour la conception assistée par ordinateur.

A ne pas manquer non plus, la salle de réalité virtuelle. Elle permet d’innover tant dans les domaines technologiques qu’artistiques, grâce à une mise en forme de simulations informatiques dans des environnements imaginaires ou reflétant une partie de la réalité.

A découvrir, des projets qui seront passés au stade industriel. Le parc technologique des rives de l’Oise accueille les start-up innovantes. Il offre un environnement favorable à leur éclosion et leur croissance. Il permet aussi de valider et de fiabiliser les projets, à la fois au plan technique et au plan économique.

Les deux autres journées du programme ne seront pas ouvertes au public, mais consacrées à un audit scientifique des projets que soutient financièrement la Région. Les audits seront réalisés avec le concours d’experts scientifiques français et internationaux.

L’Etat, la Région et leurs partenaires (universités, écoles, centres techniques) ont défini une stratégie régionale de l’innovation identifiant quelques secteurs forts en termes de compétitivité industrielle et de recherche.

Le secteur de la mécanique, des matériaux et des fibres
Elle se concrétise aujourd’hui par la dynamique créée autour du C2TR, baptisé depuis peu « IndustrieLab ».

Le projet C2TR (Centre de transfert et de technologie robotique) est né d’un besoin d’Airbus, exprimé en mars 2007, lié à la mise en œuvre des matériaux composites dans les futurs avions, notamment l’A 350 (extension du site sur 20 000 m² couverts et création de 150 emplois).

Il s’agit de mettre en place, à proximité immédiate de l’usine de Méaulte, un centre de transfert de technologie permettant au site d’acquérir les compétences techniques nécessaires à la fabrication des « pointes avant » intégrant des matériaux composites.

La Région, l’Etat et les collectivités locales ont vu dans ce projet l’opportunité de disposer d’un outil de développement économique par la recherche et l’innovation, qui, bien au-delà d’Airbus et de la seule filière aéronautique (3 500 emplois en Picardie), concernera plusieurs filières industrielles stratégiques, notamment le ferroviaire (3 000 emplois) et l’automobile (6 000 emplois) et pourra rayonner au-delà des limites de la région.

Le C2TR sera un centre de formation, de recherche et de transfert de technologie.

Il sera dédié aux domaines de la robotique industrielle, de l’assemblage multi-matériaux et des matériaux composites.

Il s’adressera aux entreprises de toutes tailles et tous secteurs industriels, qui pourront venir y développer des projets et former leurs salariés mais aussi aux universités et centres techniques qui pourront y effectuer des projets de recherche.

Il est important de préciser que cet outil ne sera pas exclusivement dédié à Airbus (plus exactement à la nouvelle société Aerolia, filiale d’EADS, opérateur du site de Méaulte depuis le 1er janvier 2009), mais sera ouvert à toute entreprise souhaitant développer des projets impliquant les technologies présentes dans le C2TR.

Le secteur des agro-ressources et de la chimie verte
Il est l’objet d’un soutien continu de l’Etat et de la Région depuis plus de 20 ans. Après le succès de la labellisation du pôle de compétitivité industries et Agro-ressources à vocation mondiale et sa confirmation en 2009, un nouveau challenge s’impose pour 2010 : le projet « Pivert » part dans la course des investissements d’avenir (grand emprunt) dans le cadre d’un appel à projet national dont les résultats seront connus au premier semestre 2011.

Pivert, Picardie innovation du végétal enseignement recherche et technologie.
Le sujet ? Les énergies décarbonées, c’est-à-dire n’utilisant pas le pétrole comme matière première et ne générant pas de carbone fossile dans l’atmosphère. Ce projet associe l’entreprise Sofiprotéol, le pôle Industries et agro-ressources, l’UTC, l’UPJV et l’Escom.
L’ambition ? La construction des bio-raffineries de troisième génération à l’horizon 2020. Les matières premières utilisées sont le colza, le tournesol, la biomasse oléagineuse de façon générale. Cette démarche vise aussi à pérenniser l’agriculture. Et la Picardie est une terre particulièrement agricole.
Autre but : ré-industrialiser le territoire. Pour la plateforme du projet Pivert qui sera située à Compiègne dans le quartier des rives de l’Oise, des experts en biotechnologie, en traitement thermique de la biomasse ou en chimie catalytique seront nécessaires. La valorisation, en chimie, des plantes oléagineuses sera créatrice d’emplois.

Le secteur du transport, de l’énergie, de l’intermodalité et de la logistique avancée
Il bénéficie aujourd’hui d’une forte dynamique avec le pôle i-Trans : projet de banc d’essai ferroviaire (Cademce) et création d’un Institut français sur le stockage de l’énergie à l’Université de Picardie Jules Verne. Ces projets qui concrétisent des années d’effort pour soutenir et structurer la recherche en Picardie, devront bénéficier, eux aussi, des financements des investissements d’avenir.

L’idée d’un Institut français de stockage de l’énergie a été émise par le Professeur Jean-Marie Tarascon, membre de l’Académie des sciences.
Cet éminent scientifique courtisé par les Etats-Unis a dirigé, il y a quelques années, le Laboratoire de réactivité et de chimie des solides de l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens. Associé au CNRS, le laboratoire jouit aujourd’hui d’une notoriété internationale. Il est spécialisé, entre autres, dans le domaine des nouveaux systèmes de stockage de l’énergie (batterie lithium, véhicules électriques…). 27 chercheurs, 22 thésards et 16 post-doctorants y travaillent ; de 2006 à 2009, 165 articles ont été publiés, 28 brevets ont été déposés et 7 thèses soutenues !

La Picardie a fait un choix stratégique, celui d’accompagner fortement la recherche et l’innovation, notamment dans le domaine de la chimie verte. Elle a, par exemple, doté le laboratoire en équipements lourds (microscope électronique à transmission, diffractomètre, etc.).
Elle a financé le programme STEEVE sur la sécurité des batteries, partenariat entre l’INERIS et le laboratoire, pour un montant de près de 2 millions d’€. Elle a, en outre, créé avec le CNRS un poste d’« ingénieur brevet », médiateur indispensable entre la recherche fondamentale et les applications industrielles. Elle a financé, enfin, des thésards et des post-doctorants !

La Région a accompagné le financement de la candidature du laboratoire au label très convoité de « réseau d’excellence européen ». Le réseau Alistore fédère aujourd’hui 17 laboratoires européens, dont 7 français, sur le thème du stockage de l’énergie. Son succès est incontestable : le réseau de labos a réussi à établir des partenariats avec les principaux industriels européens, dont le CNRS, le CEA, EDF, Arkema, Renault…

La réussite de cette opération a amené le ministère de la Recherche à solliciter le professeur Jean-Marie Tarascon et à lui demander un rapport sur la structuration de la recherche en France dans le domaine du stockage de l’énergie, secteur clé pour les fondements d’une nouvelle croissance verte. Jean-Marie Tarascon a proposé de créer un Institut français dédié au stockage de l’énergie, regroupant laboratoires et industriels français, proposition qui a été accueillie favorablement par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et par le CNRS.

Plusieurs sites avaient été évoqués, dont Saclay et Nantes… Un arbitrage favorable a été rendu en faveur d’Amiens. A la clé, 19 postes de chercheurs, 14 postes de techniciens financés par le CNRS et 30 post-doctorats financés par le ministère.
L’arrivée de ce nouvel institut permettra de consolider les coopérations entre la recherche et le monde industriel en Picardie et sur l’ensemble du territoire. Il faut rappeler que la Picardie est la deuxième région de France en matière de salariés de l’industrie !

Outre ces trois thématiques qui donnent à la Picardie une bonne visibilité de son potentiel de recherche, d’autres secteurs comme le bâtiment durable ou la santé font l’objet de dossiers qui concourent au grand emprunt.

Innocel. L’idée motrice de ce projet devrait séduire tous les défenseurs des animaux : créer des outils innovants pour limiter l’expérimentation animale lors des analyses de substances chimiques ou de futurs médicaments. Innocell Valley, porté par l’UTC, associe également les compétences de l’Ineris, du CHU d’Amiens, de la Biobanque de Picardie, de l’UPJV et de la société Paris Anticorps. L’équipe a déjà été approchée par Rhodia, Servier… mais aussi par L’Oréal. Les tests de toxicité sont surtout pratiqués sur l’animal. Or, en vertu de la réglementation européenne, cela doit changer.

Faire Faces. Chirurgien et président du Collège de chirurgie du centre hospitalo-universitaire d’Amiens, le professeur Bernard Devauchelle a signé avec son équipe la première greffe partielle du visage en 2005. Et l’Institut Faire faces est né dans le sillon de cette première mondiale. Les partenaires sont nombreux et prestigieux. Parmi eux : l’Université de technologie de Compiègne, l’Institut LaSalle Beauvais, l’Université de Picardie Jules-Verne, le CEA, l’Université Paris VI mais aussi Harvard, Ann Harbor Michigan, Pittsburgh, Louvain et l’engagement de la Société européenne de chirurgie maxillo-faciale. Les grands axes de recherche, déjà en partie développés, sont en synergie avec la chirurgie réparatrice, la reconstruction cellulaire, les cellules souches, la robotique chirurgicale et l’imagerie de pointe, les matériaux implantables -en remplacement des os ou la peau synthétique par exemple.

Focus sur quelques projets innovants

Une batterie végétale pour réduire les émissions de CO2 dans les transports
La batterie végétale, imaginée en 2008, progresse. En introduisant des matériaux organiques dérivés d’agro-ressources dans les batteries au lithium, aujourd’hui les plus performantes, on peut améliorer l’écobilan du système. Les composés organiques offrent également une possibilité de recyclage/destruction plus grande car ils sont souvent combustibles. En fin de vie, la « batterie végétale » rejette le CO2 initialement fixé en donnant de la chaleur. Le lithium est, quant à lui, intégralement récupéré et revalorisé.

ECOLION : Eco-bilan et optimisations pour un accumulateur Li-ion tout organique
Pourquoi ? Pour qui ?
L’accumulateur lithium (Li-ion) est actuellement le plus performant du marché. Il offre la plus grande capacité de stockage et de livraison d’énergie électrique, et il est en passe d’envahir le domaine des transports. Si l’on place beaucoup d’espoir dans ce type d’accumulateurs, ceux-ci utilisent pourtant des matériaux d’origine géologique à l’impact environnemental non négligeable. Le projet mené conjointement par deux équipes de recherches amiénoises du CNRS, vise à produire un accumulateur lithium tout organique pour en faire, à terme, une réalité commercialisable.

Comment ?
L’idée des chercheurs consiste à introduire des matériaux organiques dérivés d’agro-ressources pour remplacer les matériaux non renouvelables. Cette opération sera accompagnée d’une recherche d’amélioration des performances du système et d’un bilan écologique de celui-ci pour réduire à minima son impact sur l’environnement depuis sa fabrication jusqu’à son recyclage.

Contexte
Avec le défi du véhicule Zéro émission, l’accumulateur Li-ion représente une réponse crédible à la lutte contre le réchauffement climatique et, d’une façon générale, contribue à limiter la pollution, car son impact sur l’environnement est moindre. Si l’avenir promet l’utilisation massive de ces moyens de stockage de l’électricité, il est important d’en mesurer l’impact sur l’environnement et de chercher, si possible, à le réduire.

Réduire les émissions de CO2 tout en produisant un vecteur de l’énergie, l’hydrogène !
Face à la demande énergétique croissante et les problèmes environnementaux qui en découlent, l’hydrogène, en association avec la pile à combustible, pourrait être un vecteur énergétique intéressant s’il est produit de manière durable. Ce projet vise le développement et la mise au point d’une unité pilote semi-industrielle pour la production d’hydrogène couplée à la capture du CO2.

Projet BioH2 : développement et mise au point d’une unité pilote semi-industrielle pour la production d’hydrogène par gazéification étagée de la biomasse

Ca gaze pour le portable avec la pile à déchet

Pourquoi ? Pour qui ?
Le savoir-faire de la société Maguin SAS dans la réalisation des installations industrielles alliés aux compétences de l’équipe de recherches du département Génie des procédés industriels de l’UTC en traitement thermochimique de la biomasse et le développement des procédés et de l’INERIS en maîtrise des risques et la sécurité des installations industrielles, va permettre de lever les différents verrous technologiques et de développer un procédé propre et sûr.

Comment ?
La gazéification de carburants fossiles est actuellement largement utilisée à l’échelle industrielle pour produire de l’électricité. Or, le procédé développé ici se propose d’employer uniquement des matières organiques (biomasse, et déchets). Il constitue une voie de choix pour la production d’énergies renouvelables. Le projet BioH2 va concevoir un réacteur servant à la fois pour la combustion réductrice des gaz de pyrolyse, le craquage des goudrons et la gazéification du coke à haute température pour maximiser la production du gaz de synthèse qui sera converti en hydrogène. Cette technique de « pyro-gazéification étagée » permet un contrôle à chaque étape de manière à optimiser le rendement et atteindre un bilan énergétique acceptable.

Contexte ?
L’hydrogène associé à la pile à combustible apparaît comme un vecteur d’énergie intéressant et particulièrement propre, puisqu’il ne produit que de l’eau et consomme uniquement des gaz (dihydrogène-dioxygène). Ses domaines d’utilisation sont principalement les téléphones mobiles et ordinateurs portables, mais aussi le stationnaire et le transport. Bien qu’existant sur Terre en grande quantité, l’hydrogène n’existe que combiné à l’oxygène dans l’eau, au soufre et au carbone, ce qui rend son extraction peu commode. Encore faut-il donc pouvoir en assurer la synthèse et l’approvisionnement, en quantité et de façon durable !

Mieux connaître l’impact de la consommation d’alcool sur la santé des jeunes
Le phénomène très préoccupant de binge drinking est encore très peu étudié au niveau mondial.

L’innovation portée par l’équipe du Professeur Naassila vise une approche multi-disciplinaire pour fédérer le travail des rares laboratoires qui ont une expertise sur le binge drinking en couplant des études cliniques et pré-cliniques. Les atteintes du fonctionnement cérébral, en termes d’activité cérébrale mesurée par des techniques d’imagerie et de tests évaluant les atteintes cognitives, seront mesurées chez des étudiants entrant à l’Université et au bout de la troisième année afin de suivre l’évolution de ces paramètres. Les déterminants génétiques et les conséquences comportementales seront également étudiés grâce à des simulations.

Projet AlcoBinge : déterminants culturels et biologiques du binge drinking

Alcool aux lendemains tristes chez les jeunes

Pourquoi ? Pour qui ?
Le binge drinking, ou alcoolisation massive et rapide, est un phénomène encore peu étudié dans le monde. L’étude va s’attacher à mieux caractériser les effets du binge drinking, à court comme à long terme, et à mettre en avant les facteurs biologiques et culturels qui peuvent favoriser ce comportement. Objectif de l’étude : éducation et prévention, pour endiguer cette pratique qui devient un problème majeur de santé publique chez les jeunes.

Comment ?
Une approche multidisciplinaire sera mise en œuvre pour fédérer le travail des laboratoires qui ont une expertise sur le sujet, en s’appuyant à la fois sur des études cliniques et précliniques. Les atteintes au fonctionnement cérébral résultant du binge drinking seront mesurées à l’aide des techniques d’imagerie et de tests cognitifs chez des étudiants entrant à l’université en France et au Royaume-Uni jusqu’à la fin de leur troisième année. Par ailleurs, des modèles animaux seront utilisés pour étudier les déterminants génétiques et les conséquences comportementales d’une telle pratique.

Contexte ?
En dépit du grave problème de santé publique qu’il constitue, avec son corollaire de dommages sanitaires et sociaux (risques de coma éthylique pouvant entraîner la mort, troubles sur la voie publique, agressions…), le binge drinking est un champ de recherches inexploré en ce qui concerne ses causes biologiques ou culturelles et ses effets latents sur la santé des jeunes. Pourquoi touche-t-il davantage les Britanniques que les Français ? Le binge drinking constitue-t-il une étape vers l’alcoolisme chronique ? Autant de réponses qui apporteront une meilleure connaissance des causes et conséquences du binge drinking. Celle-ci est nécessaire pour pouvoir s’attaquer au phénomène et tenter de le réduire.

Lutter contre le cancer du sein et travailler sur des traitements moins lourds !
POCP : Détermination oncogénique des canaux potassiques dans le cancer du sein, mécanismes moléculaires sous-jacents

Un espoir de nouvelles thérapies pour le cancer du sein

Pourquoi ? Pour qui ?
En France, le cancer du sein se situe au premier rang des cancers chez la femme. Il touche ainsi près d’une femme sur neuf. La région Picardie est plus particulièrement touchée par ce fléau, avec une incidence et une mortalité prématurée supérieures à la moyenne nationale. C’est pourquoi la recherche dans ce domaine est une vraie priorité pour la Région. L’Université de Picardie Jules Verne, en collaboration avec le CHU d’Amiens et l’UTC, cherchent à déterminer les processus impliqués dans le développement du cancer du sein.

Comment ?
Des résultats obtenus in vitro ont montré que le canal potassique hEag1 joue un rôle, non seulement dans la croissance des cellules cancéreuses, mais également dans leur migration et dans le processus invasif. Le projet POCP va s’attacher à étudier l’action de protéines présentes dans la membrane des cellules des canaux potassiques dans la cancérogénèse du tissu mammaire.

Contexte
Les recherches menées actuellement devraient aboutir à des traitements moins lourds et destructeurs que ceux pratiqués jusqu’ici, associant chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie. L’identification des molécules impliquées dans la croissance des tumeurs suscite l’espoir de mettre en place de nouvelles thérapies. L’objectif est de comprendre comment les cellules cancéreuses se développent, afin de stopper leur progression plutôt que de les détruire avec les dommages collatéraux que l’on connaît.

Des projets soutenus par le centre d’innovation (et donc la Région, via le fonds de maturation alloué à la fondation UTC)

En apportant une vision transversale à l’UTC, les projets d’innovation portés par le centre d’innovation permettent une mise en relation de différentes compétences : scientifiques, technologiques, artistiques, culturelles,… Ces projets viennent aussi bien des PME, des collectivités locales, des résultats de recherche, des étudiants, des artistes...

• Des communications spontanées et instantanées entre mobiles
Construire un réseau spontané et auto-organisé entre Smartphones, au gré des rencontres, échangeant des informations et des requêtes, en se basant sur une technique d’orientation relative entre les terminaux mobiles d’un réseau sans fil et l’évaluation du gradient de puissance des messages reçus.

• Des mini-drones autonomes
Réaliser un drone de moins d’un mètre de diamètre, apte aux vols autonomes stationnaires ou translatés, doté d’une bonne maniabilité, notamment en milieu perturbé par la présence de vent et de turbulences, et possédant des capacités de protection passive importantes face aux collisions.

• Des jeux d’un nouveau type
Proposer des applications tactiles et ludiques, mobiles et innovantes, au point de convergence de deux courants d’innovation : les interfaces tactiles, pensées initialement pour un public malvoyant, et les jeux en réalité alternée qui mixent des mécaniques de jeu vidéo et le monde réel.

• De l’eau en poudre
Conditionner du liquide sous forme d’une poudre d’apparence sèche contenant jusqu’à 98% de liquide, composée de nanocapsules qui libèrent l’eau lorsqu’on les écrase. Avantages : sécurité accrue dans les transports des produits corrosifs ou toxiques, libération plus lente de produits comme les engrais,...

• Une pratique sécurisée de l’équitation (projet étudiant)
Améliorer la sécurité du cheval et du cavalier lors de la pratique du saut d’obstacles, en permettant la chute instantanée de la barre de saut d’obstacles par l’intermédiaire d’un embout de sécurité sûr et robuste comportant un aimant.

• Un accès à l’eau potable repensé (projet étudiant)
Dimensionner, concevoir, fabriquer et installer des unités de dessalement d’eau de mer totalement automatisées et autonomes énergétiquement, à travers une solution innovante et durable, respectueuse de l’environnement par l’utilisation d’énergies renouvelables, à destination des populations qui ont un besoin vital en eau potable.

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