6/10/2010

Naissance d’une filière bois-énergie en Picardie

Inauguration du réseau de chaleur de la ZAC du Griffon le 8 octobre 2010

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La Région Picardie souhaite développer le « bois-énergie » par la création de réseaux de chaleur, desservant l’habitat collectif, des bâtiments publics et des locaux du secteur tertiaire.Un réseau est déjà opérationnel, celui de Montdidier ; la construction de celui de Beauvais a démarré le 27 mars 2010. Une vingtaine de projets sont en préparation. Le réseau de la ZAC du Griffon a été inauguré le 8 octobre 2010.
Naissance d'une filière bois-énergie en Picardie

Une filière bois-énergie, pourquoi ?

L’intérêt économique est certain : le coût du bois-énergie est plus faible que celui des énergies fossiles ; le prix du bois est stable et suit l’inflation, le prix du gaz, par exemple, est indexé sur celui du pétrole, sans véritable rapport avec le coût réel du produit.

Le bois-énergie présente également un « plus » environnemental : toute combustion émet, bien sûr, du dioxyde de carbone. Mais, dans le cas du bois, la quantité de CO2 rejetée dans l’atmosphère est équivalente à celle captée par l’arbre pour sa croissance. Renouvelable, le bois est un facteur de réduction de gaz à effet de serre : il remplace les combustibles fossiles.

La ressource en bois est importante, en Picardie. Elle n’est que partiellement valorisée, et l’utilisation du bois dans des chaufferies collectives permettra d’utiliser différentes ressources de cette filière : « déchets » de scieries, sous- produits forestiers ou produits d’élagage… En tenant compte des quatre projets engagés, la démarche régionale devrait se traduire, à l’horizon 2012-2015, par des besoins annuels de l’ordre de 120 000 tonnes de bio-combustibles.

Enfin, la montée en puissance de cette filière bois-énergie soutient le développement local. De l’amont à l’aval, la filière crée 2 à 5 fois plus d’emplois que les énergies conventionnelles.

Une filière bois-énergie, comment ?

La Région a lancé une étude sur l’intérêt économique, technique et géographique, de la mise en place, autour des 100 lycées picards, de réseaux de chaleur. Cette étude a identifié les consommateurs potentiels de ces micro-réseaux : communes, hôpitaux, piscines, maisons de retraite, bâtiments municipaux, logements -logement social, notamment- , bâtiments tertiaires. Elle a identifié la faisabilité de 55 projets.
Bien évidemment, l’investissement est lourd. Et rien ne pourrait se faire sans les apports financiers des fonds européens, de l’État, de l’Adème, et du Conseil régional qui, de plus, pilote les projets : c’est cette mobilisation, et son effet déclencheur, qui a permis et permettra la réalisation concrète des projets retenus.
Ce sont les communes qui ont la maîtrise des opérations, qui deviennent propriétaires des installations.
L’exploitant est choisi pour 24 ans, dans le cadre d’une délégation de service public.

Le Conseil régional mène, par ailleurs, un travail de structuration et de sécurisation de la filière d’approvisionnement, avec les trois départements, l’Adème, et tous les professionnels de la filière. L’extraction, le transport, la distribution et la consommation doivent être organisés et sécurisés : c’est une condition nécessaire, et indispensable, au développement de la filière bois-énergie à l’échelle régionale. En avril 2008, tous les professionnels ont été invités à se réunir afin de prendre connaissance des enjeux liés au développement du bois-énergie ; un groupe de travail a été constitué en juin, composé d’une quinzaine de professionnels déjà impliqués, ou fortement intéressés par la production de bio-combustibles. L’objectif est la constitution d’une Société régionale d’approvisionnement en bois-énergie, en 5 collèges (propriété forestière et agricole ; exploitation et transformation ; prestataires de services ; collecteurs de déchets ; collectivités locales).

 

MOTS-CLES

bois

A terme, sur les projets en cours de réalisation, ce sont 80 millions d’euros d’investissement et 18 millions de chiffre d’affaire annuel pour l’exploitation des réseaux de chaleur pendant 24 ans. En ce qui concerne l’emploi local, les chantiers réseaux devraient créer 650 emplois, l’exploitation, entre 150 et 200 emplois par an, et l’approvisionnement, 100 emplois pérennes.

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