12/09/2014

Les nouveaux profs témoignent

Sentiments avant une première rentrée en Picardie

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Cathy Boullé, Teddy Barbier et Anaïs Bouquet se destinent à une carrière dans les salles de classe.
Les nouveaux profs témoignent

Cathy Boullé, 24 ans, professeure des écoles stagiaire

Il est des parcours linéaires, tout tracés, et d’autres sinueux. Celui de Cathy Boullé est de ceux-ci. Un stage dans une chocolaterie l’a poussée à abandonner la filière générale pour un bac professionnel en pâtisserie. Mais le quotidien a eu raison de son enthousiasme.

"Et si tu devenais prof", lui glisse une amie de sa mère. C’est vrai, pourquoi pas ? "Lettres, histoire-géographie ou bien encore maths, je n’avais jamais lâché les matières générales. Seul "hic" : les méthodes de travail très différentes à la fac, par rapport à un cursus professionnel."

Elle s’est inscrite en L1 de lettres à Beauvais. Tout s’est enchaîné… pour atteindre le stade du master enfance éducation enseignement (EEE) polyvalent qui prépare au concours du professorat. "On a une vraie montée en charge, avec quelques heures de l’autre côté du bureau. Au début, je passais jusqu’à deux jours pour préparer une heure de cours. L’angoisse est phénoménale. Va-t-il y avoir le bazar ? On part dans l’inconnu."

Heureusement, les stages ponctuels en M1, puis de "masse", autrement dit répartis sur toute l’année de M2, ont apaisé ses craintes. "Je suis impatiente maintenant d’être devant mes élèves." Sitôt son affectation connue pour Balagny-sur-Thérain, elle a appelé sa future directrice, potassé les premiers cours qu’elle dispensera, et planché sur les projets pédagogiques à mettre en œuvre.

"Avant d’avoir fait le tour de ce métier, il en faudra du temps… Tant les matières, les publics, les relations avec les collègues sont riches et variés. Je vais faire ma première rentrée en Picardie. C’est ce que je voulais. Et je me sens bien là où je suis."

Teddy Barbier, 22 ans, professeur stagiaire

"J’ai réussi mon concours. Suis classé 19e sur 910, au plan national. Je suis super content", tel est le contenu du SMS envoyé par Teddy Barbier, jeune Picard originaire de l’Aisne. Mais rien de très surprenant à cela, finalement. C’est écrit depuis la classe de 3e : Teddy Barbier sera professeur. Prof d’anglais.

"Au collège, j’écoutais les tubes de U2. Je me suis mis à tout traduire". La greffe avait pris. Et c’est sans compter l’hérédité : son père est formateur dans les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI). "Je disais à mes profs qu’un jour je serai leur collègue. J’avais cette sensibilité. Et peu importe les reportages qui présentent des profs découragés, par les agressions physiques ou verbales, je suis passionné."

Une passion qu’il a pu jauger, une fois inscrit en fac d’anglais à Amiens, en étant assistant en français, dans une école primaire, en Écosse ou bien encore en donnant des cours à l’IFSI. "Aucun doute, j’avais plaisir à être face aux jeunes. Ils me le rendaient bien." Cette pratique ? Un atout assurément lors des oraux du CAPES d’anglais que vient de franchir brillamment Teddy.

"Maintenant, j’ai hâte de préparer mes cours", témoigne ce futur prof stagiaire qui exercera dans 3 classes différentes, à hauteur d’un mi-temps. "De savoir où je vais enseigner. Quel niveau ? Collège ou lycée ? Dans quel établissement ? Dans quel département ?"

Mais toujours en Picardie. C’était la condition pour décrocher la bourse. "Ce n’est en rien une contrainte. Je voulais rester ici. Avec des examens qui se déroulent à Nantes, notamment, ce soutien financier est le bienvenu. Et voir que notre trajectoire professionnelle future est considérée au plus haut niveau de la Région est valorisant. Cela booste !"

Anaïs Bouquet, 20 ans, en L3, future candidate au CAPES d’anglais

Entre médecine et anglais, son cœur a balancé… jusqu’en terminale. La langue de Shakespeare l’a emporté et l’a conduite en fac à Amiens, avec très tôt l’envie de tâter du terrain scolaire. D’où le choix d’une option de professionnalisation dès la L1.

"C’est allé crescendo, avec d’abord une phase d’observation, puis de présence face aux élèves pour de petites activités. Cette progression est rassurante." Avec une L3 bouclée, Anaïs s’apprête à entrer en M1 d’anglais. Elle a déjà investi dans 9 livres. C’est le programme des réjouissances de l’été.

"Heureusement que le dispositif DRSFE est là pour couvrir ces dépenses… Mais ça ne me dispense pas de trouver des petits boulots."

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Jour de rentrée pour les nouveaux profs
Le 25 août 2014, à Amiens
 
 
 

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