4/11/2014

Le laboratoire MIS optimise ses drônes

A l’Université de Picardie Jules Verne

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Le laboratoire de Modélisation, information et systèmes (MIS) de l’UPJV réfléchit à l’utilisation de drones pour des missions de surveillance en milieu hostile. Intégralement financé par la Région, le projet SEARCH permettra aux secours d’être plus réactifs tout en réduisant les coûts d’intervention.
Le laboratoire <span class="caps">MIS</span> optimise ses drônes

De la science-fiction à la réalité, il n’y a qu’un pas

Une nuit en baie de Somme. Le vent est âpre et la mer houleuse. On signale une personne disparue. Immédiatement, les secours se rendent sur place. Dans la foulée, on délimite une zone de recherche sur une carte, via une tablette tactile ou un ordinateur portable. Puis, on lance d’un véhicule un drone de reconnaissance (aéronef sans pilote humain, totalement autonome).

Avec ses outils de vision nocturne, ce drone fait la différence entre un homme et un animal. Quelque temps après, il repère la personne disparue avant d’envoyer en temps réel l’image et sa localisation aux secours qui demandent l’intervention d’un hélicoptère. Mission réussie !

Ce scénario tient encore de la science-fiction, mais pas encore pour longtemps grâce aux chercheurs du laboratoire MIS de l’UPJV, en collaboration avec le laboratoire Heudiasyc de l’UTC. Financé par la Région, le projet SEARCH (Systèmes d’exploration aérienne pour la recherche et la cartographie en milieu hostile) vise ainsi à proposer l’utilisation d’un ou plusieurs drones pour des missions d’exploration de zones étendues ou difficiles d’accès.

"Tous les services de secours déplorent un manque de moyens techniques et humains pour couvrir le plus rapidement possible une zone de recherche", note le professeur Claude Pégard, coordinateur du projet SEARCH. "Grâce aux engins volants sans pilote, on pourrait réduire les coûts de surveillance de 500 à 1 000 fois, et déclencher plus rapidement les opérations de sauvetage en géolocalisant le lieu d’intervention."

Détection à deux niveaux

Pour se démarquer de la concurrence, le MIS a choisi d’équiper son prototype – en cours de développement – d’un banc stéréoscopique hétérogène constitué d’une caméra thermique et d’une caméra standard. Une fusion de données qui renforcera la fiabilité du dispositif de détection.

"Le drone, dont l’envergure n’excédera pas 1,50 mètre, devra être capable de traiter en temps réel le flux d’information et de détecter, notamment, si les personnes sont allongées ou debout", précise Claude Pégard. "Il devra, en outre, naviguer à basse altitude sous la canopée malgré les pertes de signaux GPS, éviter les nombreux obstacles, et résister à des conditions météorologiques extrêmes. Enfin, il devra redécoller en cas d’atterrissage forcé."

Même si les technologies de contrôle ou de stabilisation des drones restent encore à améliorer, leur utilisation dans tous les secteurs de l’industrie ouvre des perspectives inédites, après la défense et les loisirs. Le MIS a déjà été contacté par plusieurs entreprises pour des comptages d’animaux, de la surveillance de fermes solaires, d’éoliennes, d’ouvrages d’art et de conduites forcées en aval de barrages hydroélectriques.

DIAPORAMA

LOCALISATION

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Laboratoire MIS - UPJV
33, rue Saint Leu - 80039 Amiens Cedex 1
www.mis.u-picardie.fr

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