12/06/2014

Le BatLab mise sur des matériaux de construction innovants

De la recherche à la production industrielle

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Depuis 20 ans, la Picardie a repoussé les limites de la technique et mobilisé des chercheurs dans le champ des matériaux de construction. Aujourd’hui, une étape est franchie. Le temps de passer au concret, avec la production de blocs de béton ou d’isolants biosourcés, est venu.
Le BatLab mise sur des matériaux de construction innovants

Donner vie aux idées du Codem

Le BatLab et la création de lignes de production de matériaux de construction biosourcés marquent l’entrée dans une nouvelle ère. "Avec le BatLab, on passe du processus de recherche mis en place par le Codem - Construction durable et éco-matériaux - à la dimension industrielle", explique Blaise Dupré, qui pilote cet ensemble pour le moins dynamique. C’est l’aboutissement de 6 à 7 années de travail.

Le mode de fonctionnement ? "L’idée est d’aider les entreprises à mettre le pied à l’étrier", détaille Blaise Dupré, "avec la possibilité pour elles de privatiser des lignes de production, moyennant le coût d’une location. On est là pleinement dans le rôle d’un centre de transfert."

3 points forts

Les atouts incontestables de ce BatLab ? Des matériaux qui s’appuient sur les richesses locales. "Le chanvre est hors de prix, n’est pas cultivé en Picardie, aussi, les blocs de béton biosourcés qui sortiront de ces lignes seront en lin ou colza, dont les stocks sont évalués à 1,5 million d’hectares."

De quoi intéresser le bâtiment, mais pas seulement. Le BatLab est en pointe aussi sur les panneaux de résines, plus ou moins denses, utiles dans l’automobile ou, par exemple, dans l’ameublement. Et si on ajoute l’émergence des mousses isolantes biosourcées, cela fait bien 3 domaines de compétence.

L’emploi en ligne de mire

De 9 salariés, l’équipe devrait passer à 15 d’ici 2 ans, le temps de recevoir les équipements de production, d’ici à fin 2014. Déjà 40 sociétés et porteurs de projet se disent intéressés. Cela va de la très petite entreprise (TPE), pour du prototypage, des préséries, à la multinationale qu’est Saint-Gobain, pour des tests. Aussi, pour faire face, l’idée est d’ouvrir Le BatLab à d’autres profils que des ingénieurs ou des chercheurs et d’intégrer des bac + 2/3 en alternance, pour assurer le suivi et la maintenance des outils de production.

Et c’est sans compter sur "les emplois maintenus, voire créés", explique Blaise Dupré, "dans les entreprises concernées. C’est important de valoriser les ressources humaines et matérielles locales et de créer des circuits courts de production."

Et le tour de main picard est apprécié, hors de notre périmètre territorial. Pour preuve, les remontées d’Écobat, le rendez-vous national du bâtiment et de la ville durables. "Les membres d’un cluster du Pays basque étaient admiratifs de l’état d’avancée de la recherche du BatLab et de ses applications. Ce qui nous fait défaut ? Le faire-savoir. Un sujet sur lequel on travaille. On doit aller plus près des consommateurs directs."

Présentation de BatLab

INFORMATIONS PRATIQUES

Plus d’infos sur www.codempicardie.com

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