13/03/2015

La métallurgie : une manne d’emplois pour les jeunes

3 questions à Jérôme Duprez

- A +
Ecoutez le texte avec ReadSpeaker Recommander cet article Imprimer
En Picardie, le secteur de la métallurgie constitue un réel poids économique. D’où l’appel aux vocations lancé par Jérôme Duprez qui, outre ses responsabilités à la tête de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) de Picardie, est aussi aux manettes de Moret Industries, groupe spécialisé dans les équipements industriels, pompes et matériels pour sucreries.
La métallurgie : une manne d'emplois pour les jeunes

Quel est le poids de la métallurgie dans notre région ?

Même si elle ne représente qu’une part de l’industrie, la métallurgie n’est pas neutre dans le développement économique de la Picardie. Elle compte en effet 1 500 entreprises et pas moins de 45 000 salariés. La mécanique dans son ensemble (usinage, bureau d’études, R&D...) permet de travailler pour l’automobile, le ferroviaire, l’industrie en général ou bien encore l’aéronautique. La palette est large !

Cette "industrie de papa" a-t-elle encore un avenir ?

La grande force de la majorité de nos entreprises est de produire des éléments unitaires et non pas des pièces en grande quantité, leur réactivité aussi, ce qui nous permet d’occuper une place de choix au plan mondial ! On est loin, bien loin de "l’industrie de papa" ! Sur les 15 premières sociétés picardes qui exportent, 11 sont de cette branche. Assurément, c’est l’un des points forts de la région.

Et ce secteur est en plein renouvellement, avec 3 000 recrutements par an. Cette tendance dure depuis quatre à cinq ans et va s’étaler encore sur les cinq années à venir. Malheureusement, 750 emplois, qui vont du certificat d’aptitude professionnelle (CAP) au diplôme d’ingénieur, ne trouvent pas preneur chaque année ! Cette manne d’emplois s’adresse aux jeunes, pour 30 % à 40 % d’entre eux, aux garçons comme aux filles. Encore très discrètes, celles-ci ont intégré les équipes en atelier.

La métallurgie souffre-t-elle d’un déficit d’image ?

Plus de 50 % des métiers de la métallurgie sont des "cols blancs", en bureau d’études ou qui administrent des projets à l’export. Aussi, cela n’a donc rien à voir avec l’image d’emploi salissant et fatigant encore présente chez les jeunes. Les commandes numériques ont fait leur entrée dans nos entreprises, il y a plus de 20 ans. Mais cela n’a pas été relayé. C’est passé inaperçu !

Aujourd’hui, on ne fait plus de métiers répétitifs. Pour autant, nos salariés ne sont pas transformés en "presse-bouton". Les opérateurs doivent réfléchir à la manière d’usiner la pièce, paramétrer les commandes… Quel que soit son département, ou même sa région, un tourneur, un soudeur, un chaudronnier ou un fraiseur ne rencontrent aucune difficulté pour trouver un emploi.

Et, cerise sur le gâteau, les salaires pratiqués dans la métallurgie sont de 9 % supérieurs au reste de l’économie, pour un même niveau de qualification. D’où notre mobilisation pour faire connaître ses métiers, à travers un bus qui sillonne nos routes, avec des professionnels qui viennent s’adresser directement aux jeunes. À travers aussi notre participation à la Nuit de l’orientation le 13 mars 2015 à Amiens. Il en va de la survie de nos entreprises !

A VOIR AUSSI

AJOUTER UN COMMENTAIRE

Avez-vous pensé à consulter sur notre site la rubrique «Aides régionales» ?
Il est également possible de contacter notre pôle d'accueil et de services au 0800 02 60 80 (gratuit depuis un poste fixe) qui pourra répondre à vos questions du lundi au vendredi de 8h à 18h.
Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici