14/05/2014

La VAE dans l’agroalimentaire, ça fonctionne !

Un vrai accélérateur de reconnaissance professionnelle

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Grâce à la validation des acquis de l’expérience (VAE), Sébastien Guindeira a décroché un BTS agroalimentaire. Une fierté pour ce responsable d’atelier chez Bonduelle, "parti de rien".
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Rien ne sert de courir...

"Je cours depuis près de 40 ans, et ce n’est pas près de s’arrêter !" À choisir entre le "lièvre" et la "tortue", Sébastien Guindeira se verrait plutôt "tortue". Mais une "tortue" active "à 200 %, 150 les mauvais jours !"

Ce quadragénaire hyperactif a fait pour l’instant pratiquement toute sa carrière à l’usine Bonduelle d’Estrées-Mons (80). Avec pour seul diplôme un baccalauréat STT ACC (Action et communication commerciales). Aux confins de l’agroalimentaire !

Successivement saisonnier, manœuvre, conducteur de ligne…, l’homme est chef d’équipe depuis 5 ans dans l’atelier "feuillus", l’unité de surgélation des épinards et de la purée. Sous ses ordres, une quarantaine de salariés en comptant les saisonniers.

Grâce à la VAE, Sébastien Guindeira a validé fin septembre 2013 un BTSA Sciences et technologies des aliments, spécialité aliments et processus technologiques. Une démarche personnelle initiée il y a 3 ans. "Je ne pouvais pas espérer progresser davantage dans l’entreprise ou ailleurs sans un diplôme correspondant à mon niveau de compétences".

"Après la voie générale, l’apprentissage et la formation continue, la VAE représente la 4e voie d’obtention d’un diplôme en France", souligne Xavier Bortolin, directeur du CFPPA de la Haute-Somme, à Péronne, qui a accompagné Sébastien Guindeira dans sa démarche.

"La VAE valorise le salarié en termes de reconnaissance professionnelle et salariale, ainsi que l’insertion des demandeurs d’emploi en mettant en avant leurs expériences personnelles".

Compétences cachées à découvrir

Même s’il n’est pas obligatoire, le choix d’un accompagnateur peut s’avérer judicieux. Pour valider la VAE, chaque candidat doit en effet présenter à un jury de professionnels un dossier d’une soixantaine de pages avec photos et annexes détaillant scrupuleusement les expériences passées.

"Ce travail n’a pas toujours été facile", reconnaît Sébastien Guindeira qui a consacré 2 à 3 heures par semaine durant un an et demi à la rédaction du dossier. "Le rôle d’un accompagnateur", indique Xavier Bortolin, "consiste à structurer les idées des candidats, à les soutenir en cas de baisse de motivation, et à dénicher les compétences cachées. Beaucoup ne valorisent pas suffisamment certaines compétences qu’ils estiment inutiles ou évidentes".

Sébastien Guindeira ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Lui qui fait des émules dans son usine souhaite poursuivre l’aventure par une licence professionnelle en alternance, avant de viser éventuellement un master 2 et un diplôme d’ingénieur. La route est tracée !

La VAE en mode portes ouvertes

Dans le cadre de la 2e édition de la Semaine de la VAE, la Région a organisé 2 demi-journées d’information pour les particuliers :

  • le 10 juin 2014 de 13h30 à 17h30 au CIO de Saint-Quentin
  • le 11 juin 2014 de 14h30 à 16h, à la MEF de Beauvais

Toutes les infos et coordonnées sur http://formation.picardie.fr

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