27/11/2014

Julie Reygnier planche sur le projet PREBIODIG

A l’Université de Picardie Jules Verne (80)

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Son amour des sciences ne s’est jamais démenti : Julie Reygner a trouvé pleinement sa voie avec une thèse sur les incidences de l’exposition aux pesticides in utero. Une implication à 100 %, week-end compris.
Julie Reygnier planche sur le projet <span class="caps">PREBIODIG</span>

Parcours non linéaire et universitaire

C e dont Julie est convaincue depuis son bac S ? C’est qu’elle serait scientifique. Oui, mais dans quoi ? Son parcours s’est fait un peu à tâtons, mais avec pour seul objectif d’être épanouie au quotidien. Preuve – s’il en fallait – que la réussite ne vient pas couronner que les seules trajectoires linéaires !

Ainsi, à Dijon, sa ville d’origine, elle a tenté deux fois le concours de pharmacie. Sans succès. "L’esprit concours ne me correspondait pas." Elle bifurque donc en biologie. "J’ai repris tout à zéro, non sans un gros doute sur mon envie de faire des études supérieures", confesse-t-elle. "Mais en biologie, j’ai découvert la faculté telle que je me l’imaginais : c’est nous qui nous mettons la pression ! Et j’avais besoin de faire des expériences."

Sa licence en poche, Julie Reygnier accède à un master professionnel Microbiologie appliquée à l’agroalimentaire, l’agroenvironnement et à la sécurité microbiologique... ponctué d’un stage dans un laboratoire de recherche spécialisé dans l’étude du microbiote intestinal. Autrement dit les micro-organismes, comme les bactéries, les champignons ou encore les levures présents dans la flore intestinale. Pour Julie, c’est une révélation.

"Le travail est collaboratif. Nous ne sommes pas chacun de notre côté. Le dynamisme est perceptible." Elle tranche alors et tourne le dos à la qualité, secteur traditionnel d’insertion de son master 2 (bac + 5) pour se lancer dans la recherche. Avec une seule thèse en ligne de mire, celle portée conjointement par l’Université de Picardie Jules-Verne et l’Institut polytechnique LaSalle-Beauvais, financée à 100 % par la Région.

PREBIODIG, le programme de recherche sur lequel Julie travaille, étudie les effets bénéfiques des prébiotiques suite à l’ingestion d’un pesticide, le Chlorpyriphos.

Des bactéries dans un intestin artificiel

"Il ne faut pas être sensible aux odeurs", reconnaît-elle d’entrée. "Je fais abstraction. Je vois uniquement l’intérêt des recherches, le développement du savoir sur la santé des individus." Qui dit microbiote intestinal dit en effet selles. Culture de bactéries dans un intestin humain à partir de selles fraîches…

Quel que soit le matériau, l’objectif est, pour Julie, de voir l’incidence de pesticides inoculés. "Une précédente étude a montré qu’une faible exposition provoque une dysbiose, c’est-à-dire un déséquilibre du microbiote, avec une diminution des bonnes bactéries." Mis en évidence il y a quelques années, le microbiote n’est pas sans lien avec les dysfonctionnements du métabolisme, comme l’obésité ou le diabète de type 2.

Julie pousse plus loin encore la démarche, avec les effets induits sur la santé de l’adulte d’une mise en contact in utero. Un geste usuel en croquant dans une pomme ou dans une tomate... Son support ? Le rat. Ou plus exactement les rats. Ils sont ainsi 150 à 200 issus de la reproduction. "Le protocole n’est pas invasif", commente-t-elle. "Les expérimentations animales sont très réglementées. Avec la nécessité de veiller sur ces petits collaborateurs même le week-end."

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