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Interview : « Ne m’oublie pas »

Interview : « Ne m’oublie pas »

Katia Grivot (réalisatrice) et Karin Sitbon (productrice) répondent à nos questions


Au cours d’une soirée spéciale organisée par la Région, Katia Grivot et Karin Sitbon reviennent sur leur court-métrage {Ne m’oublie pas} (2008). Les meilleurs moments…


Podcast Katia Grivot

Propos du film

Comédie noire, romance…Comment présenteriez-vous la genèse du court-métrage Ne m’oublie pas ?

Katia Grivot : Je voulais raconter une histoire d’amour ; l’histoire d’un couple qui s’aime tellement fort qu’ils restent unis dans la maladie (…) : la maladie d’Alzheimer. Chaque dimanche, ils revivent le jour le plus important de leur vie, leur première rencontre.

Comment est né le projet ?

K.G : D’une histoire personnelle. De l’idée que la pire chose serait d’oublier le premier jour d’une rencontre.

Comment intervenez-vous en tant que productrice ?

Karine Sitbon : Katia et moi nous nous sommes rencontrées il y a deux ans. Nous avons craqué tout de suite après la lecture du scénario. S’en est suivie une longue recherche : financement, promotion…La Picardie a joué un rôle en ce sens.

Le documentaire social et l’imaginaire sont-ils votre principale source d’inspiration cinématographique ?

KG : On peut penser que ce sont deux domaines très opposés ; en réalité l’un lie l’autre. Le réel du documentaire permet de construire de l’imaginaire. Lors de la rencontre avec l’acteur Roger Van Hool (Max) pendant le casting, j’ai tout de suite pensé qu’il collerait au personnage autant qu’au format du court métrage (…) Annick Roux (Lucette) est arrivée naturellement.

De quelle manière travaillez-vous avec Katia Grivot ?

KS : Sur la progression de l’histoire, d’un travail commun avec les équipes, puis de la réalisation du film (caméra, lumière…).

Avez-vous participé au casting des acteurs ?

KS : Oui, les comédiens étaient parfaits tous les deux. Ils correspondaient à ce que Katia avait envie de raconter.

Quand avez-vous décidé de travailler sur le court métrage ?

KS : Par la rencontre de jeunes scénaristes de l’association Séquences 7.

Comment s’est passé le tournage dans la région ?

KG : Les habitants de la région nous ont ouvert leurs portes pendant le tournage. Une partie des figurants, et qui ne sont pas comédiens, sont des gens de la région.

KS : L’organisation a été parfaite. Ce n’était pas facile car les lieux sont particuliers. Il fallait un cadre qui puisse correspondre à l’imaginaire du film.

Y a-t-il des figures régionales, populaires qui vont inspirées ?

KS : Le thème central de la ginguette au bord de l’eau nous a menés vers la Picardie.

Pourquoi le film est-il sans dialogue ?

KG : Plus nous avancions dans l’écriture, plus nous comprenions la nécessité de traduire la mécanique d’un individu victime d’Alzheimer. Arrive un stade où il est tellement difficile de se souvenir des termes et des mots, que le personnage ne souhaite plus parler.

Ne m’oublie pas été sélectionné à plusieurs festivals (Seattle, Palm Springs…) pour ne citer qu’eux ; il a été primé à Londres et le 9 Novembre au XIe festival d’Os en Norvège ; espérez-vous une nouvelle reconnaissance, même si le film est hors-compétition ?

KG : Nous espérons que la magie puisse encore opérer, de la même façon qu’à Palm Springs, Londres ou Naples.

Avez-vous des projets régionaux ?

KS : Cela dépend des fonds. Avec une équipe d’une trentaine de personnes, il faut parvenir à se loger, à se nourrir sur place… Le court métrage est une économie très fragile.

Reviendrez-vous ?

KS : Clairement !


Crédits : Utopie Films





 
 


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