27/11/2013

Epona ou les couturiers du cuir

Une formation de sellier-harnacheur en Picardie

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L’entreprise adaptée Epona a relancé en 2012 son CAP de sellier-harnacheur, une formation destinée principalement à la reconversion des cavaliers d’entraînement.
Epona ou les couturiers du cuir

La vie d’un cavalier d’entraînement confinerait presque au sacerdoce si elle n’était animée par la passion. Capable d’endurer les accélérations des pur-sang et d’apprivoiser leur humeur, dès l’aube et par tous les temps. Capable surtout d’encaisser les chutes à répétition.

C’est justement une "gamelle" qui mit fin à la carrière hippique de Jennifer Pannard, à l’âge de 48 ans. "Après une opération du dos, le médecin m’a vivement conseillé de changer de métier", raconte-t-elle. Pour garder un lien avec le monde du cheval, sa vie depuis l’âge de 16 ans, elle se tourne naturellement vers la formation de sellier-harnacheur à l’atelier Epona de Chantilly (60).

Entreprise de travail adapté depuis sa création en 1985, Epona répare, fabrique des selles d’entraînement et des harnachements en cuir pleine fleur dans le respect de la tradition, au cœur du plus grand centre d’entraînement de chevaux de courses. Depuis 2012, cet établissement unique en Picardie a relancé sa formation de sellier-harnacheur.

Sous la responsabilité technique de Jennifer Pannard, il accueille 7 stagiaires par an en formation continue, dont une partie provient, comme elle, du monde des courses hippiques. "En huit mois, nous leur apprenons les rudiments du métier : noms des outils et leur utilisation, préparation, découpe et assemblage du cuir. À l’issue de leur formation, ils seront capables de réparer certaines pièces et de réaliser des articles de briderie."

Travail d’orfèvre

Du temps, il en faut pour « dompter » toutes les subtilités du travail du cuir. Et reproduire fidèlement, avec dextérité et minutie, la trentaine d’opérations principales que nécessite l’élaboration d’une selle d’entraînement. "Contrairement aux apparences, assure Jean-Michel Penchenat, le responsable de l’atelier, la couture à la main est une activité physique qui représente la part la plus importante du travail de sellier-harnacheur." Et d’ajouter : "Il faut 5 à 10 ans pour être entièrement autonome sur une selle." Un métier d’art, un travail d’orfèvre où toutes les pièces doivent s’ajuster au millimètre près, "comme un gant sur une main".

Travaillant notamment pour les entraîneurs les plus renommés, les 15 salariés de l’atelier sellerie réparent en moyenne chaque année près de 150 selles, plusieurs milliers de harnachements et 3 500 couvertures. Ils fabriquent 2 500 articles d’harnachement, et une cinquantaine de selles par an. Un nombre qui ne cesse d’augmenter grâce à la quatrième version de leur selle arçon plein "les Aigles", plus confortable pour le dos du cheval. Grâce aussi à l’élaboration récente d’une selle demi-arçon "Chantilly", avec une monte "plus près du cheval", également destinée à des cavaliers d’entraînement de galop.

 

MOTS-CLES

cheval , formation

Retrouvez plus d’informations sur Epona dans le numéro de novembre 2013 d’Agir en Picardie, feuilletable en ligne.

LOCALISATION

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Plus d’infos sur le site consacré à l’atelier Epona

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