6/03/2015

Douce-Hydro, de la Picardie aux États-Unis

A Albert (80)

- A +
Ecoutez le texte avec ReadSpeaker Recommander cet article Imprimer
L’entreprise Douce-Hydro a conquis des parts de marché aux quatre coins de la planète, avec des vérins, du plus petit au plus gigantesque de plusieurs tonnes. Au point de voir son patron, Jean-Marc Vandenbulke, récemment reconnu comme l’entrepreneur de l’année. Une success story dans l’hydraulique.
Douce-Hydro, de la Picardie aux États-Unis

Douce-Hydro ? C’est un peu toute la vie de Jean-Marc Vandenbulke. Entré par la petite porte, il y a occupé tous les postes, toutes les fonctions. C’est dire sa fierté, à la fin de l’année dernière, lors de la remise, par L’Express et le cabinet d’audit Ernst & Young, du prix du meilleur entrepreneur de l’année pour 7 départements français. 345 candidats étaient en lice. Mais l’information ne se sait pas, ou peu. Son secteur d’activité, à savoir l’hydraulique et les vérins, est en effet assez mal connu.

C’est quoi un vérin ? "Il s’agit d’un actionneur qui permet de développer des forces", simplifie Jean-Marc Vandenbulke. 2 exemples parlants ? 12 grands vérins de six mètres de course et 36 autres permettent au grand stade de Lille de se transformer en salle de spectacle. Et dans le port d’Anvers (Belgique), deux ponts autoroutiers relevables enjambent le canal et sont pilotés par quatre gros vérins géants — de 80 tonnes chacun, d’1,20 mètre de diamètre et de 12 mètres de long — pour rendre possible le passage des pétroliers et des cargos.

Des exemples comme celui-là, Jean-Marc Vandenbulke en a de nombreux. "Les records sont faits pour être battus", telle est la mentalité de ce patron globe-trotter. Toutefois, à son grand dam, cette réussite-là ne parvient pas jusqu’aux jeunes, plus sensibles à des secteurs comme l’aéronautique, par exemple. "De toute évidence, le manque d’explication de nos métiers est patent. Et la vitalité des recrutements n’est pas perçue. 98 % des apprentis formés chez nous, et cela va du CAP au diplôme d’ingénieur, sont recrutés, une fois leur diplôme en poche. À nous de donner envie. Faut-il le marteler, on est bien loin de Zola ! Aujourd’hui, présenter l’ouvrier (tourneur, fraiseur, soudeur…) en industrie comme une voie de garage est une ineptie. C’est noble !"

Un développement orienté à l’international

En moins de 10 ans, le chiffre d’affaires de Douce-Hydro a été multiplié par 3, pour atteindre 50 millions d’euros. 88 % sont réalisés à l’international, et ce sur tous les continents – il y a 25 ans, on était à 1 %. Et le mouvement perdure, en Roumanie, en Allemagne, en Asie, au Brésil et aux États-Unis, notamment grâce à une filiale de Détroit. "Avec un marché français qui s’écroulait, la seule survie possible était de se développer à l’international. Refuser ou stigmatiser la mondialisation, c’est comme manifester contre Internet. Il faut y aller, au contraire. Dans notre entreprise, on aime la performance. Tout le monde pense ici international."

Pour preuve, les salariés de Douce-Hydro jonglent avec 5 langues étrangères (anglais, allemand, espagnol, italien et néerlandais).

 

MOTS-CLES

entreprise , industrie

DIAPORAMA

Douce-Hydro, 65 ans d’innovation

LOCALISATION

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Douce-Hydro
2, rue de l’industrie - 80300 Albert
03 22 74 31 00
www.doucehydro.com

A VOIR AUSSI

Le Printemps de l’industrie a fêté ses 10 ans
Du 12 mars au 5 avril 2015
 
 
 

AJOUTER UN COMMENTAIRE

Avez-vous pensé à consulter sur notre site la rubrique «Aides régionales» ?
Il est également possible de contacter notre pôle d'accueil et de services au 0800 02 60 80 (gratuit depuis un poste fixe) qui pourra répondre à vos questions du lundi au vendredi de 8h à 18h.
Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici