4/02/2011

Communiqué de la Présidence du Conseil régional de Picardie

Suppressions de postes dans l’Education nationale

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Réunis vendredi à l’occasion d’une séance plénière du Conseil régional, les élus de la majorité ont vivement dénoncé les fermetures de classes et les suppressions de postes dans l’Education nationale annoncées par le recteur en début d’année, dont les répercussions école par école ne seront connues qu’après les élections cantonales.

Ils ont condamné la logique purement financière de ces décisions à travers le vote d’une motion à laquelle l’UMP s’est opposée en reprenant à son compte les arguments du gouvernement.

Fermetures d’écoles, classes surchargées, non remplacement des absences, moins d’accompagnement pour les élèves en difficulté, les conséquences pour la scolarisation des jeunes Picards sont pourtant injustes et injustifiables.

Elles augmentent les facteurs d’échec des élèves dont les difficultés appellent au contraire une plus grande mobilisation en faveur de l’Ecole publique.

Les élus de la majorité dénoncent une nouvelle fois les mauvais coups portés à l’Education nationale en Picardie, déjà victime des 2000 suppressions de poste d’enseignants depuis 4 ans.

A la demande du président du Conseil régional, les élus ont également refusé de se prêter au jeu d’une fausse concertation sur les évolutions de la carte des formations professionnelles, pilotée par le recteur, qui n’a d’autre but que de conforter la logique de réduction des moyens alloués à l’Education.

Parce que l’Education de nos enfants n’est pas une affaire de spécialistes, les élus de la majorité du Conseil régional appellent l’ensemble des citoyens à se mobiliser aux côtés des parents d’élèves, des enseignants et des personnels de l’Education nationale qui luttent en ce moment pour défendre un service public de qualité.

Quand l’Ecole publique est attaquée, c’est la République qui est menacée.

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  • Le 10 février 2011 à 22:41, par grignon.ponce. En réponse à : Communiqué de la Présidence du Conseil régional de Picardie

    Mon école maternelle, 6 classes de 30 élèves va perdre 72 enfants à la prochaine rentrée et n’en gagner que 40, un départ en retraite et l’on ferme une classe pour éviter les classes à 26 car c’est certainement improductif et surtout non rentable !!!! Qu’attend -on du service public ??

  • Le 11 février 2011 à 08:34, par Corinne VIBES En réponse à : Communiqué de la Présidence du Conseil régional de Picardie

    Communiqué de presse du Syndicat des Enseignants-UNSA

    Par le petit bout de sa lorgnette !

    Madame Monique Ryo, conseillère régionale UMP, et première adjointe au Maire de Saint-Quentin, a « brillamment » défendu la politique gouvernementale de suppressions de postes dans l’Education lors de la session du 4 février 2011 !

    Prenant l’exemple de sa propre école, dont elle justifie la fermeture prochaine, elle affirme : « Je vous en parle en connaissance de cause, et vous le savez, mon école est menacée, c’est vrai, mes trois classes, trois enseignants, 2 ATSEM, 41 élèves. Et depuis le mois de janvier, avec les épidémies, ce sont 6 élèves par classe... Alors vous n’allez pas me dire qu’avec 6 élèves par classe, on enseigne correctement, ce n’est pas vrai. »

    Si on analyse bien la situation la situation de l’école Kergomard de Saint-Quentin, dont elle est directrice :

    Prévisions de rentrée 2008 : 57 élèves dont 10 de 2ans. Soit une moyenne de 19 par classe

    Prévisions de rentrée 2009 : 54 élèves dont 10 de 2 ans. Soit 18 élèves par classe

    Prévisions de rentrée 2010 : 53 élèves dont 10 de 2 ans. Soit encore environ 18 par classe

    Madame Ryo en annonce 41…

    Comment une telle baisse d’effectif peut-elle s’expliquer ? Les mamans du quartier, qui fournissaient régulièrement leurs 10 « 2 ans », seraient-elles en baisse de fécondité ?

    Comment Madame Ryo a t-elle pu travailler dans des conditions aussi horribles et pendant si longtemps sans se plaindre ? Les épidémies ont été aussi fortes les années précédentes !

    Ne pourrait-on pas laisser à cette école, qui est en Réseau Réussite Scolaire, donc dans un quartier défavorisé, 2 classes à 20 et 21 élèves ?

    Ça ne se justifie pas, selon Madame Ryo…

    Ou plutôt, ça ne se justifie plus ! car elle prend sa retraite à la fin de l’année…
    Alors, « après moi, le déluge ! »

    Ses collègues et les parents du quartier apprécieront.

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