3/02/2015

Alexandre Etienne, un Picard très high tech

Le futur ingénieur a brillé aux Olympiades des métiers

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Alexandre Etienne est au sommet de son art. A 21 ans, il a remporté la finale nationale des Olympiades des métiers, dans la catégorie "Administration des systèmes et réseaux informatiques". Et le Picard ne compte pas s’arrêter en si bon chemin…
Alexandre Etienne, un Picard très high tech

Avec son regard profond, sa barbe parfaitement taillée et son style vestimentaire, Alexandre Etienne ne ressemble pas vraiment à l’image qui colle à la peau des "geeks", ces passionnés de l’informatique. Pourtant, le Picard est bien un mordu. Les réseaux, il les a découverts tout seul, dans sa chambre, alors qu’il préparait un baccalauréat "Sciences et technologies du management et de la gestion", spécialité Mercatique. Un univers à des années-lumière de son vrai moteur : l’informatique. "J’adore tout ce qui touche aux réseaux, à l’architecture informatique… Tout ce qui se passe derrière un écran d’ordinateur, en fait."

C’est à 20 ans que le Picard décide de prendre le virage décisif dans son cursus, en intégrant le centre de formation beauvaisien PROMEO. Major de sa promotion de BTS "Services informatiques aux organisations", il est alors repéré par l’homme qui le fera rentrer dans une nouvelle dimension : Philippe Baucherel. Le formateur, expert international Worldskills, propose à Alexandre de participer aux Olympiades des métiers. Et de le coacher pour l’emmener vers les sommets. "Cette rencontre a changé ma vie. A partir de septembre 2013, je me suis entraîné avec mon coach tous les soirs, sans relâche. A chaque nouvelle session d’entraînement intensif, Philippe Baucherel me donnait des sujets déjà passés lors des précédentes éditions des Olympiades, rajoutait des difficultés supplémentaires. C’est lui qui m’a obligé à repousser à ce point mes limites et à me surpasser."

Vainqueur en février 2014 des sélections régionales picardes, Alexandre a continué à s’entraîner d’arrache-pied pendant plusieurs mois. En parallèle de ses exercices pratiques quotidiens, il a commencé un cursus en alternance d’ingénieur, entre les classes de l’ITII de Beauvais et l’entreprise Autoliv France, à Gournay-en-Bray (76). "La journée, j’étais étudiant et le soir, je me mettais dans la peau d’un finaliste national des Olympiades. Pour être prêt, j’ai dû faire de très nombreux sacrifices. Le plus dur a sans conteste été d’avoir dû faire une croix sur un voyage d’études en Australie, intégré à ma formation. Il tombait pile au moment de ma préparation et des finales nationales."

Dans le marathon des Olympiades

Parti en compagnie des 32 autres concurrents picards, Alexandre a fait preuve d’un sang-froid hors du commun pendant toutes les finales nationales des Olympiades des métiers. Son programme était pourtant chargé : pendant plus de 15 heures, le futur ingénieur a dû créer des mini-réseaux d’entreprises, sous différentes licences d’exploitation. "Le but des finalistes était de créer des infrastructures réseau qui assureraient aux internautes une excellente connectivité, de la sécurité et de la fonctionnalité. C’est très technique mais c’est ma passion !"

A Strasbourg, Alexandre a toujours su allier une technicité exemplaire et une réactivité résistant à toute épreuve. Il a aussi affiché une confiance en son travail et une sérénité déconcertantes. "Chaque jour, au milieu de nos épreuves, les jurés pimentaient notre finale en introduisant des "trouble shootings", des pannes insérées dans notre réseau, à résoudre le plus rapidement possible. Pour gagner les Olympiades, il faut être prêt physiquement mais aussi mentalement."

Dans les derniers instants des Olympiades, après plusieurs heures de travail et de concentration, le Picard a enfin fait la différence. Lors d’une épreuve chronométrée, appelée "speed module", il a battu ses concurrents directs avec plusieurs dizaines de minutes d’avance. La médaille d’or n’attendait plus que lui…

Médaillon d’excellence au Brésil !

Le soir du 31 janvier 2015, a l’annonce des résultats dans le bouillonnant zénith et devant 6 000 personnes, Alexandre a laissé exploser sa joie. Mais il lui a fallu très vite revenir à la réalité et aux exigences du futur concours international. "Quelques heures après ma victoire, j’ai eu une réunion avec les experts de Worldskills International, qui m’ont rappelé que le plus dur restait encore à réaliser. Depuis le début de ma préparation intensive, l’objectif a toujours d’être très compétitif lors des finales mondiales. C’est assez incroyable mais mon titre de champion de France n’a été qu’une étape."

Du 10 au 16 août 2015, à Sao Paulo, au Brésil, Alexandre Etienne a encore brillé. Membre de l’équipe de France des métiers, il a gagné un médaillon d’excellence, qui couronne une finale mondiale de haut vol. Bravo à lui !

 

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