8/10/2014

4e convention d’affaires MécaMéta

Le jeudi 16 octobre 2014, à Senlis (60)

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MécaMéta Picardie, le réseau qui réunit les acteurs majeurs de la mécanique et la métallurgie, a organisé sa 4e convention d’affaires annuelle. L’événement, qui s’est déroulé à Senlis dans les locaux du Centre technique des industries mécaniques (Cetim), a permis de faire le point sur les nouveaux défis de la filière et d’encourager le développement à l’international des entreprises picardes.
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1er secteur industriel de Picardie

La filière MécaMéta constitue le premier secteur industriel picard. Elle est représentée en région par :

Chaque année, le réseau organise une convention d’affaires pour offrir l’opportunité aux entreprises de rencontrer des donneurs d’ordres, venus identifier de futurs sous-traitants et partenaires de proximité.

Objectif : exporter le savoir-faire picard

Cette année, la convention d’affaires était axée sur le développement à l’international des entreprises picardes du secteur, notamment en Algérie et en Belgique. Une thématique qui rejoint la volonté de la Région d’encourager les acteurs de la filière à exporter leurs compétences et leurs produits au-delà des frontières picardes.

Au programme :

  • des entretiens personnalisés entre entreprises et donneurs d’ordres
  • des séances plénières
  • des ateliers pour piloter des actions collectives d’insertion sur les marchés étrangers
  • des rendez-vous d’affaires avec des chefs d’entreprise et donneurs d’ordres algériens et belges

Deux contrats stratégiques ont été signés dans le cadre de la convention d’affaires 2014

  • le nouveau contrat de filière MécaMéta Picardie pour la période 2014-2020
  • le contrat de Plan régional de développement des formations professionnelles 2014-2020 pour la métallurgie

Le Cetim innove pour la mécanique en Picardie

"Le contrat de filière "Méca Méta" scelle le renouvellement de notre confiance mutuelle. Il marque aussi l’envie mais surtout la nécessité que nous avons de poursuivre ensemble un travail engagé depuis des années.

Nous signons également avec la branche métallurgie un Contrat de Plan Régional de développement des Formations Professionnelles.

Je me réjouis de la convergence de ces deux démarches, car la formation et l’emploi sont deux facteurs stratégiques pour le devenir de nos industries. Deux contrats donc, deux signatures, mais en réalité, vous le savez une seule et même démarche avec un seul et même objectif : créer de la valeur et de l’emploi.

Avec un effectif de 45 000 personnes - 40% de l’emploi industriel en Picardie - et plus de 1500 entreprises fortement exportatrices, la filière méca-méta est constituée d’une riche famille de métiers. Elle regroupe la fonderie, la forge, le travail des métaux pour la production de composants techniques, la conception et la fabrication d’équipements électriques et de biens de production.

Nous sommes donc bien ici au cœur même de la richesse industrielle de notre région, de ses métiers, de sa capacité à irriguer et entrainer l’ensemble de l’économie régionale. Ces métiers ont surtout la particularité d’être actifs dans l’ensemble des filières industrielles, des plus traditionnelles aux plus émergentes.
Toutes ces filières connaissent des mutations importantes : l’aéronautique avec les composites, les matériels de transports avec l’électronique et les nouveaux matériaux, les équipements automobiles, l’industrie agroalimentaire, mais aussi l’industrie du plastique et l’industrie du verre.

Et puis de nouvelles filières émergent : l’éolien par exemple. D’autres connaissent de nouveaux développements comme le machinisme agricole ou la bio raffinerie.

Ces évolutions, ces mutations, nous devons les anticiper pour encore mieux nous y préparer.
C’est le rôle de ce contrat de filière. Il s’agit de donner une vision pour l’avenir aux entreprises afin que ces transformations ne soient pas perçues comme des menaces, mais comme des opportunités à saisir.

En Picardie, nous en avons les atouts. Avec le pôle IAR, PIVERT et IMPROVE, nous sommes reconnus comme leader européen de la chimie du végétal. Avec le pôle I-Trans, l’IRT Railenium, Cademce, nous avons conquis une visibilité internationale dans le domaine ferroviaire. Dans le machinisme agricole, et plus spécialement l’agro-machinisme, un projet de chaire universitaire soutenu par la Région est en cours de montage en partenariat avec AGCO et l’IPLB. Je souhaite que de nombreuses entreprises se joignent à cette initiative.

La Picardie a également été la première à organiser les rencontres Windustry. Elles ont permis à des dizaines d’entreprises de rencontrer les donneurs d’ordre du secteur éolien et de se positionner sur ces marchés. Nous avons accompagné celles qui souhaitaient se diversifier dans ce secteur par des programmes de R&D et de formation.
Nous avons lancé de nombreux appels à projets et créé de nouveaux outils au service de l’innovation. IndustriLab, par exemple, dont le bâtiment est en cours d’achèvement. Il propose aux industriels un réseau scientifique, un centre de formation, des bancs d’essais, un centre de simulation numérique, une halle industrielle…

Innovaltech bénéficiera bientôt d’un nouveau site construit par la Région. Les plateformes technologiques de nos lycées ont été rééquipées et modernisées.

Je pense également à la plate-forme hydraulique de l’institut de mécatronique porté par le CETIM en partenariat avec l’UTC que nous avons inauguré ensemble il y a quelques mois.
Tous ces atouts, nous les avons construits ensemble pour développer notre industrie et l’emploi. Depuis la crise de 2008, votre banche a perdu beaucoup d’emplois, même si en Picardie, elle a plutôt mieux résisté au qu’au niveau national.

Pourtant, aujourd’hui, l’industrie recrute mais peine à trouver les compétences dont elle a besoin. Ce paradoxe est un défi que nous devons relever. L’INSEE estime à environ 2 000 par an le nombre de départs à la retraite dans vos métiers d’ici 2020. Nous savons aussi que ce renouvellement ne se fera pas à l’identique. Les technologies évoluent, l’organisation productive aussi, et avec elles les compétences requises ainsi que l’environnement de travail.
Dans ce contexte, un enjeu important est l’attractivité des métiers.

Pour y répondre, le CPRDF propose une première étape fondamentale : identifier de façon précise, qualitative et prospective les besoins en emplois et qualifications. Les données dont nous disposons actuellement sont insuffisantes. C’est avec les entreprises et les professionnels du secteur que nous devons organiser la remontée d’information. Nous disposerons ainsi d’un véritable outil d’aide à la décision sur la base d’informations partagées.
Dans le même esprit, le Campus des Métiers de la Métallurgie et de la Plasturgie, dont j’ouvrais pas plus tard qu’hier le nouveau séminaire de travail, structure et donne de la visibilité à nos formations.

Renforcer l’attractivité des métiers, c’est aussi associer les professionnels de l’orientation, comme le prévoit notre CPRDF, et valoriser l’insertion professionnelle à la sortie des filières de formation.

Renforcer l’attractivité des métiers, c’est aussi l’objectif du Printemps de l’Industrie. Inventé il y a 10 ans en Picardie, cette opération a permis cette année à 9000 jeunes de découvrir la réalité de ces métiers. Une réalité qui a profondément changé en même temps que l’industrie elle-même.

Vous le savez, l’innovation est le fil conducteur de notre action. Conjuguer innovation, formation et développement international est un puissant levier de développement.
Si nous avons pu conserver et développer des entreprises comme Montupet, c’est aussi parce que nous avons soutenu de nombreux programmes de R&D et, dans le même temps, des actions ambitieuses de formation. Les marchés décrochés auprès de BMW et Mercedes attestent de l’efficacité de cette démarche.

C’est par la formation des salariés et la R&D que nous avons soutenu Mersen qui a dû se désengager de l’automobile pour se diversifier dans l’éolien et le ferroviaire. De même AGCO et le GIMA dans l’Oise, Maguin dans l’Aisne, sont au cœur des filières industrielles que nous entendons développer.

Innovation et formation sont ainsi deux composantes essentielles et intimement liées de notre développement économique. La formation est une garantie à la fois pour l’entreprise et les salariés en permettant de répondre aux mutations technologiques, organisationnelles et sectorielles.

Les accords que nous signons aujourd’hui ont donc une véritable portée stratégique et opérationnelle. Déjà en septembre, nous adoptions une convention avec l’OPCAIM pour promouvoir et généraliser la Gestion Prévisionnelle des Emploi et des Compétences – GPEC - au profit des entreprises de la branche. Cette démarche conduira à proposer les actions de formation les plus adaptées.

Vous le voyez, les actions et les projets que nous avons défini font sens pour chacun des acteurs du développement que nous sommes : pouvoirs publics, collectivités, entreprises, branches, organisations syndicales, professionnels de l’éducation. L’espace régional est le bon niveau pour cela, et je souhaite que la réforme territoriale qui s’engage nous permette de poursuivre ces dynamiques qu’ensemble nous avons initiées pour la Picardie."

Claude Gewerc, Président du Conseil régional de Picardie.

LOCALISATION

 

INFORMATIONS PRATIQUES

MécaMéta Picardie
22D, rue du Général Leclerc - BP 50826
80008 Amiens Cedex 1
www.mecameta-picardie.fr

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