27/11/2014

3 chercheurs picards à la rencontre de 60 lycéens

Au lycée Paul Claudel, à Laon (02)

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Dans le cadre de la Semaine de la recherche et de l’innovation 2014, trois chercheurs picards ont été conviés le 25 novembre 2014 à rencontrer, pendant deux heures, des classes de 1re S. Au menu des discussions : parcours universitaires, CV, formation et passions.
3 chercheurs picards à la rencontre de 60 lycéens

Quand des chercheurs reviennent au lycée

Sur les hauteurs de la cité médiévale de Laon, à quelques pas de la cathédrale gothique, les élèves du lycée Paul Claudel rejoignent l’enceinte de leur établissement pour suivre les cours du matin. Pour deux classes de 1re S, ce quotidien bien huilé est un peu chamboulé par la présence de trois chercheurs, venus partager avec eux leur expérience.

Dans une salle du bâtiment E, la soixantaine de lycéens - un peu intimidés - écoute religieusement le CV sans faute des scientifiques. "Comme vous pouvez l’entendre à mon accent, je ne suis pas vraiment Picarde, je suis née à Toulouse", s’amuse Ingrid Marcq. "Toute petite déjà, je savais que je voulais aider les autres en effectuant des recherches. Cette volonté s’est confirmée par la suite, avec mes études, mon doctorat puis mon post-doctorat. En 2011, je suis arrivée à Amiens en tant qu’ingénieur de recherche à l’Université de Picardie Jules Verne, dans le laboratoire de neurosciences fonctionnelles et pathologies."

Sandrine Castelain, elle, est enseignante-chercheuse à l’Université de Picardie Jules Verne, dans l’unité de virologie clinique et fondamentale. Avec humour, elle détend l’atmosphère en se remémorant ses années lycée. "Je n’étais pas vraiment une bonne élève, je l’avoue. Ce n’est qu’après le baccalauréat, à la faculté que j’ai vraiment commencé à prendre du plaisir à apprendre. J’ai donc enchaîné la faculté de pharmacie, l’internat avant de me diriger vers la virologie."

Enfin, François Oudet, ingénieur de recherche dans le service d’analyse physico-chimique de l’Université de technologie de Compiègne, rappelle l’importance des opportunités et des rencontres tout au long de la vie. "Le cursus ne fait pas tout. Je peux en parler, à l’origine je voulais être pilote de ligne ! J’ai donc fait maths sup-maths spé et j’ai loupé le concours de l’École nationale de l’aviation civile... C’est à ce moment-là que j’ai découvert une université qui grandissait, à Compiègne. J’y travaille encore aujourd’hui."

"Chercheur, ça gagne bien ?"

Quand les premières questions fusent "avec votre métier, avez-vous du temps libre pour faire de la musique ou du sport ?", "est-ce que le métier de chercheur, ça gagne bien ?" ou "vous n’avez jamais eu de doute pendant votre scolarité ?", les chercheurs prennent le temps d’expliquer leur quotidien, mais aussi la nécessité de séparer vie professionnelle et vie privée. "Notre travail, c’est une passion. Si on n’a pas la passion, on peut changer de voie", avance Ingrid Marcq. "Mais nous ne sommes pas que des scientifiques en blouse avec des pipettes ! On rencontre de nombreuses personnes, on lit beaucoup, on s’informe sur les avancées des recherches en cours. Et surtout, on profite de notre vie pour souffler."

Suivront alors des questions sur le financement des projets de recherche, sur les qualités indispensables à un bon chercheur ou encore sur la motivation. "Il faut avoir de l’ambition, c’est obligatoire", explique Sandrine Castelain, ravie d’entendre qu’un lycéen veut devenir hypnothérapeute-psychologue et que sa voisine se verrait bien dans la peau d’une vétérinaire en laboratoire. "C’est maintenant, dans les deux années qui arrivent, que vous devez faire les bons choix. Soyez volontaires, rigoureux et lancez-vous !".

A la fin des échanges, les lycéens prennent le temps d’aller directement voir les chercheurs. François écoute chacun des jeunes exposer son projet et énumère les conditions pour intégrer l’UTC. "Rappelez-vous ce que je vous ai dit à propos des rencontres et des opportunités. Moi, c’était en 1983, avec Pierre Courtine, un personnage fascinant aux faux airs de Professeur Tournesol. Et si pour vous, c’était cette rencontre avec nous trois qui était capitale ? Et si nous, nous pouvions vous donner le déclic ?"

DIAPORAMA

La réaction d’Ingrid Marcq

"Ce fut une expérience enrichissante, bien que trop courte pour vraiment aller au coeur du sujet. C’est important de voir que les jeunes sont motivés, qu’ils s’intéressent à notre parcours, notre vie à côté du travail, notre rémunération aussi. A eux maintenant de bien construire leur projet professionnel et pourquoi pas, suivre notre voie."

LOCALISATION

 

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Semaine de la recherche et de l’innovation 2014
Du 25 au 28 novembre 2014, à Laon (02)
 
 
 

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